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MESSAGE DU CARDINAL JEAN PIERRE KUTWÃ ARCHEVEQUE D’ABIDJAN A L’OCCASION DE LA FETE DE NOEL 2020

 Le Vendredi 25 Décembre 2020, jour de la commémoration de la naissance de Jésus, le Cardinal Jean-Pierre KUTWA a célébré la messe de Noël dans sa Cathédrale. Il avait à ses côtés, le Nonce Apostolique Paolo BORGIA. Comme il est de coutume, les fidèles paroissiens sont venus nombreux écouter leur évêque. A la fin de la messe, l’Assemblée a eu droit à quelques chants exécutés par l’épouse d’un Ambassadeur en Côte d’Ivoire.

Le Curé de la Cathédrale, le Père Henri Christian N’DIMON a adressé quelques mots de remerciements à l’endroit du Cardinal Jean-Pierre KUTWA et à toute l’Assemblée.

Le Cardinal a ensuite pris la parole pour dire merci au Nonce Apostolique pour sa présence. L’Ordinaire d’Abidjan a annoncé à l’Assemblée que depuis le 22 décembre, il a bouclé ses 75 ans. Il a écrit au Pape pour l’en informer comme cela se fait en pareille circonstance  mais le Pape lui a demandé de poursuivre sa mission.

Le cardinal a ensuite donné la parole au Nonce qui l’a félicité pour son anniversaire de naissance et demandé au Seigneur de lui accorder une longévité.

Avant le renvoi, le Cardinal a béni tous ceux qui se prénomment Noël et Emmanuel.

                                                                   Père Jean-Baptiste DIAHOU


 

Paroisse Cathédrale Saint PaulPlateau,
Vendredi 25 décembre 2020

Chant : Venez Divin Messie, nous rendre espoir et nous sauver, vous êtes notre vie, venez, venez, venez…

Révérends Pères,
Révérendes sœurs,
Frères et sœurs en Christ,

Le chant que nous venons d’exécuter, s’il peut paraître anachronique puisqu’il est déjà né le Divin Enfant, n’en demeure pas moins d’actualité ,eu égard aux événements qui secouent notre monde qui a aujourd’hui encore besoin d’un sauveur, et pas n’importe lequel ! L’an dernier, je faisais remarquer ‘‘qu’il y’a des nuits qui semblent plus longues que d’autres ,surtout quand la paix a délaissé votre âme et que vous vous posez mille et une questions pour savoir de quoi le lendemain sera fait ! Ce genre de nuits peuplées et remplies d’angoisse, de tristesse et de désolation, qui d’entre nous ne les a pas connues, à l’occasion d’un événement douloureux et malheureux, d’une situation qui nous paraissait sans issue ?’’ Fin de citation.

 

Ce genre de nuits, nous l’avons tous connu, d’une manière ou d’une autre, et cela même en pleine journée, avec la pandémie de la Covid-19, qui continue de nous imposer son dictat, nonobstant l’insouciance de certains des nôtres qui pensent aujourd’hui encore qu’elle est une farce de bien mauvais goût ! Ce genre de nuits où l’on peine à distinguer ,au propre comme au figuré, sa gauche de sa droite, nous l’avons expérimentée d’une certaine manière, dans notre chair, au mois d’octobre et de novembre derniers !

Dans ce genre de nuits, tout se déroule comme si une chape de plomb s’était abattue sur vous, anesthésiant vos forces, paralysant vos énergies, vous démontrant que la force dont vous pouvez vous prévaloir si fièrement, n’est finalement qu’un leurre ! Ces nuits qui paraissent sans fin, sont tellement noires et sombres, que nous les  souhaitons les plus brèves possibles, et si possible, qu’elles ne reviennent plus jamais!

Ce souhait que ce genre de nuits ne revienne plus jamais, traduit à mon sens, le profond désir de tout homme, quelle que soit sa condition sociale, son âge et son appartenance ethnique, de vivre sereinement sa vie de tous les jours, aspiration somme toute légitime ! Dans ces circonstances, quel bonheur que de se réveiller de pareille nuit, d’être tiré de son sommeil, de ses cauchemars par une bonne nouvelle, par une présence apaisante et rassurante, à l’image d’un enfant couché sur les pieds de sa mère, cette mère dont il n’a rien à craindre et dont il devine certainement le grand amour, puisqu’elle ne voudra toute sa vie, que son bonheur et son épanouissement !

Et lorsqu’enfin l’aurore point à l’horizon, que les premiers rayons de soleil déchirent la nuit, l’on a qu’une seule envie : crier à pleine voix notre joie, joie de la vie qui renaît, joie d’un cœur qui ne se sent plus abandonné, joie d’une espérance nouvelle en se rendant compte finalement que cette nuit sombre ne fut qu’un mauvais rêve et que la vie nous est offerte, pour en faire d’autres, plus beaux et plus merveilleux !

Ces jours qui lèvent et qui portent en eux les germes du renouveau attendu, ce sont ceux bien évidement où Dieu reprend ses droits sur l’humanité qu’il a créé, sur le cœur de ses créatures, sur toute chose ! Ces jours nouveaux, ce sont ceux que ne cesse d’inaugurer pour nous, années après années, l’Enfant de Bethléem, Celui que la Vierge tend généreusement à notre monde, attendant et espérant que nous puissions ouvrir largement nos cœurs et nos mains pour l’accueillir comme un don précieux, comme un œuf à couver ! Dès lors, accueillir Jésus devient une nécessité pour nous aujourd’hui, si nous voulons connaître le vrai bonheur et la vraie paix !

1-  De la nécessité pour nous d’accueillir l’Enfant-Dieu

Frères et sœurs,

Accueillir Jésus, c’est se donner à soi-même la chance d’un nouveau départ dans un monde saturé de nouvelles qui ne sont pas toujours reluisantes ;et la première lecture de ce jour abonde dans ce sens, elle qui nous enseigne que le temps des lamentations a pris fin et que la libération d’Israël approche. Face à une telle annonce, une allégresse immense monte au cœur du peuple de Dieu. Le prophète Isaïe dirige les regards sur Dieu qu’il présente comme le roi, un roi dont la majesté ne peut être séparée de sa bonté : Dieu, le roi, a pitié de son peuple, et il le réconforte ! L’annonce du retour des exilés ainsi que le rétablissement de Jérusalem sont identifiés au retour de Dieu Lui-même. Il est maintenant évident aux yeux de tous, que le Dieu d’Israël est Seigneur et que le temps de l’épreuve est passé faisant ainsi place au temps de joie pour les exilés.

Comme vous l’aurez constaté, la fin des lamentations de même que l’annonce de la libération d’Israël sont impulsés par l’intervention de Dieu dans l’histoire des hommes. Aujourd’hui, en appelant le Divin Messie à venir, c’est justement ce renouveau que nous espérons pour notre monde d’aujourd’hui, dont les joies nous interpellent : quelle est la source de nos joies aujourd’hui ? Saurons-nous reconnaître en Jésus la source et l’achèvement de tout véritable bonheur ? Cela passe par la nécessité pour nous d’accueillir l’Enfant que Dieu nous donne si généreusement à Noël, de Lui dédier nos vies, Lui le Verbe de Dieu fait chair pour la gloire de Dieu et pour notre bonheur à nous.

2-  Et le verbe s’est fait chair, et il a habité parmi nous !

Frères et sœurs,

La deuxième lecture de ce jour nous révèle que Dieu a parlé et qu’il parle encore aujourd’hui. Communiquer est dans la nature même de Dieu. Dans le passé, les prophètes étaient les intermédiaires de Dieu. Désormais, Dieu se révèle pleinement en son Fils : Il ne s’adresse donc plus uniquement aux anciens mais également à nous aujourd’hui ! En Jésus, parole et action sont inseparables. Quelle belle leçon donnée aux chrétiens que nous sommes!

Aujourd’hui, la communication est une donnée essentielle pour tout vivant ! Mais alors que les moyens de communications se diversifient davantage, n’avez-vous pas l’impression que les hommes s’éloignent de plus en plus les uns des autres ? Combien de fois n’avons-nous pas remarqué que dans une même famille, au cours d’activités qui étaient censées rapprocher les uns des autres, chacun finissait par être scotché à son téléphone, comme le bien le plus précieux ?

Combien de fois n’avons-nous pas déploré des scènes dignes de voyeurisme lors des accidents, où l’on était plus enclin à chercher à faire du buzz plutôt qu’à faire utile ? Combien de fois, même au cours des célébrations eucharistiques, certains ne sont-ils pas allé répondre à un coup de fil, juste pour dire qu’ils sont à la messe ? Est-ce bien ainsi que le Fils de Dieu veut que nous communiquions ensemble ?

Communiquer, c’est donner de son temps, de sa personne, de son attention à l’autre, non pas pour lui répondre mais bien pour essayer de comprendre ce qu’il veut nous dire ! Et cela, Jésus le réalise pleinement en sa personne ! En venant dans notre monde, il communique avec nous, de sorte à ce que nos joies et nos peines, nos angoisses et nos espérances deviennent les siennes pour qu’à notre tour, nous puissions porter et assumer l’humanité de nos frères et sœurs, sortis des mains du même Créateur ! Le Divin Messie que nous appelons, nous invite aussi à savoir communiquer avec les autres nos frères !

3-  Tous frères de Jésus, notre premier de cordée.

Frères et sœurs,

Le texte Prologue de l’évangile de Saint Jean que nous avons entendu parcourt l’histoire, des origines à son achèvement et nous propose un nouveau regard sur le monde : c’est le lieu où Dieu parle. Deux groupes se forment parmi les humains, qui restent libres face à cette Parole : certains préfèrent leur autonomie et n’acceptent pas de se lier à cette parole qui les interpelle tandis que les autres l’accueillent et reçoivent, grâce à elle, une vie nouvelle qui les transforme.

La véritable question que nous pouvons nous poser est celle de savoir comment la Parole de Dieu peut-elle habiter la finitude de l’homme ? Ce mystère se comprend en la personne de Jésus, Verbe de Dieu par qui tout a été fait, Lui en qui se trouve la vie même de Dieu, Lui la lumière des hommes que les ténèbres ne peuvent arrêter, Lui qui permet à tous ceux qui le reçoivent et qui croient en son nom, de devenir eux-mêmes enfants de Dieu ! Il est donc notre premier de cordée, Celui dont il nous faut imiter l’abaissement.

Frères et sœurs,

Si notre monde va mal, si nos relations interpersonnelles sont si souvent distendues, n’est-ce pas parce que nous n’avons pas fait suffisamment de place à Jésus dans nos cœurs tout comme dans nos vies ? Si la vie en communauté est devenue plus difficile, n’est-ce pas la conséquence de la montée d’un sentiment de supériorité,  avec son corollaire de réflexes barbares, à considérer les autres en sous humains si ce n’est en infra-humains ?

Oui, nous avons raison d’appeler le Divin Messie pour nous rendre l’espoir et nous montrer que devant Dieu, nous sommes tous égaux et que nos différences doivernt être une source d’enrichissement mutuel! Désormais, recherchons le visage de  Jésus en chacun de nos frères, ses frères à Lui !

Chant: Je cherche le visage.

Oui, si nous cherchons le visage de Jésus en chacun de nos frères, alors notre monde s’en portera mieux!

Au commencement, était le Verbe, la parole de Dieu, et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu : tout ici est mis sous le signe de la Parole, Parole d’Amour, Parole de Dialogue, Parole de Vie ! Puissions- nous nous en inspirer, chaque fois que la nuit sera noire et sombre, car le Verbe est la Lumière qui dissipe les ténèbres de nos vies ! N’ayez plus peur car pour qui croit fermement en Dieu, une étoile luit toujours à l’horizon pour lui indiquer le chemin à suivre. Avec tous les anges chantons la naissance de ce petit enfant qui nous indique toujours le chemin à suivre. Chant: Les anges dans nos campagnes.Que Dieu Lui-même nous aide sur les chemins de nos vies, pour sa gloire et pour le salut du monde, Lui qui règne, pour les siècles des siècles! AMEN !

Joyeux Noël à toutes et à tous !

Bonne fête à tous ceux qui se prénomment Noël et Emmanuel

 

+ Jean Pierre Cardinal KUTWÃ,
Archevêque Métropolitain d’Abidjan

 


 

Mot du curé de la Cathédrale

 

Frères et sœurs

Au terme de cette belle messe présidée par notre Père Archevêque, son Eminence Jean-Pierre Cardinal KUTWA, permettez que je prenne la parole en votre nom à tous pour dire de tout cœur merci à son Eminence.

Eminence, merci d’être venu prier pour nous et avec nous ; je voudrais surtout dire merci à son Eminence pour l’honneur qu’il nous fait, encore une fois de nous donner la primeur de son message de Noël 2020, à tous ses fils et filles de l’Archidiocèse d’Abidjan. Merci pour cette marque de sollicitude à l’endroit de vos premiers diocésains que nous sommes. Cher Père Archevêque, vos fils et filles de la Cathédrale voudraient, tout en vous souhaitant de joyeuses fêtes de Noël, saisir cette occasion pour vous présenter leurs vœux les meilleurs d’une Bonne Heureuse et Sainte Année 2021. Nous prions toujours pour vous afin que le Seigneur vous donne une bonne santé et vous garde encore longtemps parmi. Que le Prince-de-la-Paix, le Conseiller-merveilleux, le Dieu-Fort vous obtienne les grâces nécessaires pour toujours nous guider avec sagesse aux sources de la vraie vie pour la plus grande gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Merci Eminence, merci et une fois encore Joyeux Noël et bonne fête.

                                                                                     Père Henri NDIMON