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BILAN DE FIN D’ANNEE PASTORALE 2022

ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN VICARIAT JEAN PIERRE CARDINAL KUTWA

 BILAN DE FIN D’ANNEE PASTORALE

INTRODUCTION

       Au terme de l’année pastorale 2021-2022 qui a eu pour thème : « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » (Cf. Ps 84), les agents pastoraux du Vicariat Jean Pierre Cardinal KUTWA, composé des doyennés Mgr Laurent YAPI, Père Jacques NOMEL et Mgr Blaise ANOH,  dressent le bilan ci-après au compte des activités menées au sein dudit vicariat pour un meilleur vécu de la foi par leurs frères et sœurs en Christ. Ce bilan obéira à la structure suivante :

 1-     Exploitation du Thème de l’année

2-    Acquis spirituels et humains du thème de l’année pastorale

3-    Synode et le thème de l’année

4-    Perspectives

 1.     Exploitation du Thème de l’année

        1.1 Méthodologie

      La méthodologie employée pour l’exploitation du thème de l’année pastorale a consisté à agir par différentes activités de sanctifications, d’enseignements, telles que les célébrations des sacrements, les prédications, les exercices de piété, les recollections et retraites, la catéchèse, organisées au niveau paroissial et décanal, surtout durant les périodes fortes de l’Avent et du Carême.  

        1.2 Impact du thème

     Le thème de cette année pastorale a été très bien accueilli par l’ensemble des fidèles, car il exprime bien la réalité socio-politique de notre pays et les attentes des populations. L’impact du thème de l’année pastorale dans la vie des équipes presbytérales, des mouvements, des associations et aussi dans la vie de nos communautés paroissiales peut être évalué positivement. Car le constat général est celui du renforcement des relations fraternelles, de la recherche de la réconciliation et la paix par la pratique de la justice et de la vérité.         

     Au titre de l’impact du thème de l’année pastorale dans la vie des équipes presbytérales, nous soulignons un climat de paix, d’entente, la pratique de la justice et de la vérité dans les rapports entre confrères. En effet, les prêtres ont vécu et agi en cohésion en faisant montre d’engagement et de disponibilité pour la célébration des sacrements et l’assistance aux fidèles laïcs, de solidarité et de compassion dans les épreuves et les joies des autres confrères.

       Dans les mouvements et associations, nous avons pu relever ceci : le thème de l’année pastorale a été effectivement exploité à travers les enseignements et les sujets de recollections. Les mouvements et associations ont été invités au vécu pratique de l’amour, de la vérité, de la justice et de la paix, chemin de la réconciliation vraie et la paix durable. Un accent particulier a été mis sur l’agir et le vivre ensemble. Ainsi, plusieurs activités spirituelles ont été organisées par différents groupes de mêmes dévotion..

      Au titre de l’impact du thème de l’année pastorale dans la vie de nos communautés paroissiales, nous pouvons retenir que le thème a été exploité pour toutes les communautés paroissiales , à travers les prédications des célébrations des sacrements, l’enseignement de la catéchèse, les prédications de recollections au cours des temps forts de l’Eglise, un gouvernement de l’Eglise dans l’amour et toujours dans une atmosphère de paix. Aussi, avons-nous assisté à une grande implication de la Commission « Justice et Paix » dans le vivre-ensemble des fidèles chrétiens, une amélioration significative des rapports fraternels dans une atmosphère de justice et de paix. Ainsi des actions significatives d’amour, de vérité, de justice et de paix ont été menées à travers des activités conjointes avec d’autres communautés religieuses. Comme exemple, nous pouvons citer la fête de Noël pour les démunis sans distinction de religion.

  1. Les acquis spirituels et humains du thème de l’année pastorale

   Relativement aux acquis spirituels, nous retenons une plus grande prise de conscience des questions de justice, de paix, et de réconciliation, la baisse de la méfiance entre chrétiens, un regain de spiritualité, une redécouverte de nos exigences de vie chrétienne et une participation à la vie de l’Eglise, aux grands rassemblements du diocèse, aux messes, aux recollections, au Fond de Solidarité Diocésain et au Fond National Catholique. A côté de celles citées, nous notons la participation effective et fervente des fidèles chrétiens aux célébrations des sacrements de l’eucharistie, de la pénitence et des malades, le nombre croissant de sacrement de mariage célébré, un grand engagement des fidèles.

  1. 3.     Le Synode des Evêques

Les travaux du synode sur la Synodalité ont connu un réel succès dans notre vicariat relativement aux délais fixés par l’Equipe contact et aux résultats obtenus. Ce processus synodal a vu la participation effective de tous les fidèles chrétiens et de toutes les entités présentes sur le territoire du doyenné. L’Esprit du Synode (marcher ensemble) a permis de mieux vivre le thème de l’année Amour et Vérité, Justice et Paix dans un esprit de vie communautaire. Car les fidèles du Christ, clercs, religieux, religieuse et laïcs, ont pu collaborer effectivement  pour le bien de l’Eglise dans la cohésion et le rapprochement des uns et des autres. La communion des fils et filles de l’Eglise a été effective net expressive. 

  1. 4.     Les perspectives

    Les perspectives de fin d’année pastorale sont celles relatives à la vie de l’Eglise et à celles liées aux difficultés  de la vie sociale de notre pays.

    Au titre de la vie de l’Eglise, nous souhaitons un renforcement de la fraternité sacerdotale et une meilleure clarification de la qualité de prêtre résident.

   Au titre de la vie sociale, partant du constat de la cherté de la vie et du mécontentement d’une importante frange de la population, nous appelons de tous nos vœux des messages pour une plus importante justice sociale. A cet effet, nous manifestons la gratitude des populations à son Eminence Jean-Pierre Cardinal KUTWA, pour tous ses messages allant dans ce sens.

CONCLUSION

     Au terme de notre bilan, nous voudrions manifester notre profonde gratitude à Son Eminence Jean Pierre Cardinal KUTWA, Archevêque métropolitain d’Abidjan qui, sous la mouvance de l’Esprit Saint nous appelle dans l’amour, la vérité, la justice et la paix, à vivre nos engagements de vie chrétienne. Le thème de notre année pastorale a été véritablement perçu et vécu dans l’esprit de la Synodalité, par toute l’Eglise diocésaine particulièrement dans notre vicariat.

Le Secrétariat


ARCHIDIOCESE D’ABIDJAN VICARIAT EPISCOPAL MGR PAUL DACOURY-TABLEY

BILAN D’ANNEE PASTORALE 2021 – 2022

 L’ouverture de l’Année Pastorale de l’Archidiocèse d’Abidjan, au titre de l’Année 2021-2022, s’est tenue le samedi 09 Octobre 2021 au sein de la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan, en présence de nombreux prêtres, religieux, religieuses et de fidèles laïcs. C’est au cours de la célébration eucharistique que Son Eminence Jean-Pierre Cardinal KUTWA, a bien voulu communiquer aux fidèles de son diocèse, une lettre Pastorale dont l’expression tire sa source du psaume 84, 11 : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent ». 

Au terme de cette année pastorale, il convient de dresser un bilan qui prendra en compte les rapports des doyennés suivants : Père Jean Baptiste TILO, Père Pierre Michel PANGO, Père Eugène NEVRY THIE, Mgr Albert ABLE et Mgr René KOUASSI. Ce bilan se présentera sur différents points à savoir : l’exploitation du thème de l’année, les acquis spirituels et humains du thème, le message du cardinal Jean Pierre KUTWA, le synode des évêques et le thème de l’année avant de finir avec les perspectives.

I-                  Exploitation du thème de l’année

1-    Méthodologie

Pour faciliter l’exploitation du thème de l’année pastorale, les différents doyennés ont utilisé différentes méthodes. Ces méthodes ont consisté à dégager des orientations pastorales propres à leur réalité propre.

Se faisant dans un esprit de communion, pour l’ensemble des doyennés, nous nous sommes appuyés sur les deux grands temps forts pour faciliter l´exploitation du thème. Chaque doyenné, en s’appropriant le thème de l’année a fait ressortir différents thèmes pour les recollections du temps de l’Avent et du temps de carême.

2-    Impact du thème

Pour ce qui concerne la vie des différentes équipes presbytérales, nous notons un plus grand intérêt les uns pour les autres. Les rapports sont bons et facilitent ainsi, l’animation pastorale des communautés qui nous sont confiées. Empreints de vérité dans l’amour et la justice, facteurs de paix et de cohésion, les rapports entre confrères ont permis l’épanouissement moral, spirituel et social de tous et de chacun. Quant à la vie communautaire paroissiale, un regain d’engagement a été constaté. Nous notons que tant bien que mal, la vie des uns étaient partagées par les autres.  Les activités en sont devenues plus conviviales et plus chaleureuses. Pour ce qui est des mouvements, groupes et associations, nous notons une collaboration plus franche et plus fraternelle dans un premier entre eux et avec les autres entités. Nous notons par ailleurs, une disparition progressive du « culte de l’indifférence » et l’apparition des vertus de la chaleur humaine, de l’accueil, de l’attention aux autres et de la solidarité.

  • Réflexion sur les prêtres résidents

Il convient à ce stade de nous pencher sur la question des résidents dont l’impact positif noté dans la vie des différentes équipes presbytérales de notre vicariat ne peut être nié. Dans notre réflexion, sur les résidents, nous distinguons : 

-Les prêtres habitués : Il s’agit des prêtres d’un certain âge : on pourrait dire les anciens ou encore les prêtres âgés, des prêtres à la retraite. Déchargés de toutes fonctions administratives ou pastorales dans la paroisse, ils peuvent être sollicités (pour confesser ou célébrer les messes) en fonction de leurs disponibilités.

-Les prêtres malades (physiquement ou moralement) : ils résident dans la paroisse pour se reposer, pour bénéficier des soins et même pour se ressourcer.

-Les prêtres étudiants : Ils fréquentent les institutions ou les universités, pour les études. Ils résident dans une paroisse, pour sa proximité avec leur lieu d’étude.

-Les prêtres exerçant un office (diocésain ou national) : Ils résident sur la paroisse et partent exercer leur fonction à l’extérieur de la paroisse.

Ce dernier groupe est aussi composé des prêtres qui ont en charge une paroisse (d’une équipe presbytérale) qui résident dans une autre paroisse par manque de presbytère sur le site paroissial. C’est le cas de la paroisse du Jubilé qui abrite en son sein les équipes presbytérales des paroisses Ste Dorothée, St Joachin et même St. Ignace de Loyola.

 Droits et devoirs des prêtres résidents

         Pour mieux mener la réflexion, les droits et devoirs des prêtres résidents doivent être définis pour nos autorités. Mais avant, une ébauche peut être faite afin de déceler les éventuels problèmes à résoudre par des propositions de solutions.

Les droits

Les prêtres résidents (dans l’entendement de notre archidiocèse), comme tous les autres prêtres affectés, doivent recevoir le gîte, le couvert et les commodités pour agrémenter leur séjour (accès à la sacristie pour la célébration de l’eucharistie, au salon pour recevoir les visiteurs). Ils font partie de la communauté des prêtres[1] ; alors, celle-ci doit tout mettre en œuvre pour qu’ils soient à l’aise. Par conséquent, ils sont inclus dans la répartition du budget affecté pour la gestion de la maison.

Les devoirs

Faisant partie de la communauté des pères, les prêtres résidents ont l’obligation de suivre les exigences de la vie communautaire, tout en tenant compte de leur programme personnel (lié à l’office ou à l’état de santé). Sauve une notification exceptionnelle de l’ordinaire des lieux, les prêtres résidents doivent se référer au curé de la paroisse avant tout action paroissiale, en faveur des fidèles. Les prêtres résidents doivent travailler en bonne intelligence avec les prêtres de l’équipe presbytérale. Ils doivent participer à l’embellissement de la vie communautaire tout en suivant le mouvement impulsé par le curé de la paroisse qui en est le premier responsable.

Dans la lettre d’affectation des prêtres résidents, d’abord qu’il soit clairement notifié, stipulé ou même défini leur statut et ensuite qu’une ampliation soit faite aux curés de leurs paroisses d’accueil, afin que tout le monde soit au même niveau d’informations et marche d’un même pas dans l’intérêt général de la communauté des pères.

Au terme de cet essai de réflexion sur la question des prêtres résidents et des éventuelles solutions pour améliorer la collaboration, nous pensons que l’humilité, le respect et la charité doivent animer les uns et les autres pour un vivre ensemble concret à l’image des premières communautés chrétiennes.

II-              Quels sont les acquis spirituels et humains du thème et du message du Cardinal Jean-Pierre KUTWA

-       Un renouveau moral et spirituel des prêtres en vue du bien des fidèles : meilleure préparation des célébrations eucharistiques, une vie de prière entre eux et avec les fidèles ;

-       Une plus franche collaboration avec les communautés de religieux et de religieuses : en les incluant dans la pastorale paroissiale ;

-       Une plus grande prise de conscience de la relation à Dieu qui définit et détermine notre manière d’être au monde : un témoignage authentique qui allie parole et action dans les différents secteurs de la vie humaine ;

-       La redécouverte de la Parole de Dieu, socle d’une vie épanouie en Dieu et tremplin d’un épanouissement moral et social ;

-       L’attention à l’autre : sa vie, ses joies et ses peines ;

-       Culture de la vérité ;

-       Redécouverte des vertus de l’amour (charité), de la justice et de la paix

III-           Le synode des évêques et le thème de l’année

Le synode des évêques sur la synodalité apparaît comme une mise à jour de la vision du Concile Œcuménique Vatican II. Nous avons présenté en substance à nos paroissiens, la réalité du synode et nous leur avons transmis le questionnaire à cet effet qui les invitait à participer plus activement à la vie et à la mission de l’Eglise. Dans ce contexte du thème de l’année pastorale, le synode est apparu comme un lieu de pratique de l’amour, de la vérité, de la justice et de la paix.

Personne ne peut désormais vivre en dehors de la communauté ou rester en marge de celle-ci. La voix de tous compte et est nécessaire pour le bien-être et la vie de l’Eglise. Personne en dehors d’une structure ne peut impacter celle-ci encore moins être impactée par elle. C’est le lieu de noter que des réalités comme le culte de l’autoritarisme et les abus ont été relevés pour ensuite trouver solution par l’idée de service et d’accompagnement.

IV-           Perspectives

1-                   Vie de l’Eglise

-          Pour faciliter l´acquisition et garantir le patrimoine diocésain, mettre en place des mesures de contrôle et de gestions des biens ;

-         Étoffer l´équipe de la commission domaniale par la création de relais avec résidence dans les secteurs de Bingerville, Alépé et Anyama, pour garantir l’acquisition et le suivi des lieux et de biens.

2-                   Vie et ministère des Prêtres

-         Assurer avec promptitude les commodités des résidences communautaires et ce sans distinction aucune ;

-         Faciliter l’acquisition des documents afférant à l’achat de terrain pour les lieux de culte et à la construction des paroisses et autres infrastructures liés aux paroisses ;

-         Garantir le suivi par nos autorités compétentes des travaux sur les paroisses.

3-                   Environnement social et les questions de justice et de paix

-          Utiliser et orienter les compétences des pères volontaires du diocèse pour garantir le bien-être ;

-         Attribuer des fiches de postes assez explicites pour les charges administratives et civiles.

     Au terme de notre évaluation de fin d’année pastorale, nous, agents pastoraux du vicariat Mgr Paul DAKOURY-TABKEY, voudrions manifester notre profonde gratitude à son Éminence Jean Pierre Cardinal KUTWA, Archevêque d’Abidjan pour la confiance mise en nous pour porter le message d’amour de Jésus-Christ aux fidèles chrétiens. Nous voulons également remercier les vicaires généraux et épiscopaux. Notre prière est que le travail pastoral jeté en terre puisse produire les fruits escompter pour la plus grande gloire de Dieu et que règne l’amour, la vérité, la justice et la paix.


 

ARCHIDIOCÈSE D’ABIDJAN

VICARIAT BERNARD CARDINAL YAGO

 L’année pastorale 2021-2022 s’est ouverte avec une précieuse lueur d’espérance et de renouveau spirituel pour la communauté ecclésiale fortement marquée par les conséquences multisectorielles de la crise sanitaire à Covid-19.

Dans cet élan, notre Père archevêque, son Eminence Jean-Pierre cardinal KUTWA, docile à l’action de l’Esprit Saint a bien voulu engager l’Archidiocèse d’Abidjan dans la redécouverte des vertus fondamentales qui orientent l’être et l’agir chrétien. C’est donc autour du thème : « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » (Psaume 84(85)) que s’est articulée l’année pastorale 2021-2022. Une année providentielle, enrichie par le Synode des Evêques sur la synodalité à travers lequel l’Eglise tout entière a été invitée au discernement pour évaluer la marche commune de tous ses fils et filles, sous le thème : « pour une Eglise synodale : communion, participation, mission ».

Le présent rapport se veut être au titre de l’année pastorale 2021-2022, le bilan des activités pastorales menées en ce sens dans les doyennés Nicolas OBO, Raymond HALTER, Bernard GOUEL et Macaire DANHO qui forment le vicariat Bernard cardinal YAGO, avec pour vicaire épiscopal le Père Emmanuel ZABSONRE.

Ce présent bilan se structure selon le Schéma proposé.

I-                   L’exploitation du Thème de l’année pastorale

1-      Méthodologie

2-      L’impact du thème

II-                Quels sont les acquis spirituels et humains du thème et du message du cardinal Jean Pierre KUTWA

III-             Le Synode des Evêques et le Thème de l’année pastorale

IV-             Les perspectives

  

I-                   EXPLOITATION DU THÈME

  1. 1.      Méthodologie

La méthodologie adoptée par les agents pastoraux du vicariat Barnard cardinal YAGO pour exploiter le Thème de l’année pastorale 2021-2022 peut être résumée comme suit : le témoignage de vie des agents pastoraux, les enseignements, les conférences, des panels, les recollections, les rencontres œcuméniques et des actions caritatives.

Subdivisé en deux parties, « Amour et Vérité se rencontrent » (pour les curés) et « Justice et Paix s’embrassent » (pour les vicaires), le Thème de l’année pastotale a fait l’objet principal des recollections des temps forts de l’Avent et de Carême.

 2.      Impact du thème

Au niveau des équipes presbytérales

La plus éloquente prédication du thème de l’année devrait se traduire dans le vécu quotidien des prêtres eux même. Ainsi, ce thème s’est présenté à nous comme une vive exhortation à la rencontre fraternelle, vraie, juste et paisible entre prêtres. Toutes les équipes presbytérales de notre vicariat se sont efforcés à maintenir cette dynamique, ce qui a favorisé un climat fraternel, harmonieux et paisibles entre prêtres. C’est dans la bonne ambiance et la correction fraternelle que nous avons essayé de vivre le Thème de l’année pastorale si riche.

Cet esprit fraternel qui prévaut dans les différentes équipes du vicariat a facilité l’intégration et l’épanouissement de bon nombre de confrères en résidences sur certaines paroisses. Ainsi, en termes de contribution à la question du statut des prêtres résidents, tout en invitant au primat de la fraternité sacerdotale, nous suggérons l’attribution d’une feuille de route à l’affectation des prêtres résidents ; et pour ceux attachés à certaines institutions, voir les possibilités de résidence dans ces institutions.

Au niveau des groupes mouvements et associations

Les groupes, mouvements et associations dans nos différents doyennés ont développé le Thème de l’année pastorale dans leurs activités, avec la supervision et l’accompagnement des aumôniers enfants, jeunes, adultes, des CEB et des chorales. Ceux-ci ont également accueilli ce Thème comme une exhortation à la rencontre des diverses piétés en vue d’une synergie d’action en faveur de l’amour, la justice et la paix.

Ainsi, nous avons pu observer dans l’esprit du Thème de l’année pastorale, un regain d’intérêt pour les activités menées dans les paroisses ou organisées en doyenné. Par exemple, dans certaines paroisses, ce Thème a favorisé la résolution de certains conflits latents ou manifestes, entre personnes ou entités d’une même paroisse.

Dans la vie des communautés paroissiales

Le Thème de l’année pastorale 2021-2022 a eu un impact certain sur l’ensemble des communautés paroissiales de nos différents doyennés.

L’année pastorale a été un temps privilégié pour expérimenter la proximité de l’Amour de Dieu à la rencontre de l’homme. La pastorale d’ensemble menée a eu pour but de panser les blessures de tant d’amour blessé par les échecs des relations sentimentales, sociales et familiales à travers les temps d’écoute, de célébrations sacramentelles et d’accompagnements.

Les fidèles ont accueilli le Thème de l’année pastorale comme une aubaine pour mieux discerner le sens de la justice dans une société constamment frustrée par les multiples formes d’injustice. Il apparaissait donc urgent de libérer les mentalités de la fausse conception de la justice entrevue comme vengeance pour la ramener à sa juste proportion du rétablissement du droit au service du bonheur de la créature.

Il est apparu donc nécessaire d’inviter les cœurs à la conversion. Pour ce faire les agents pastoraux ont saisi le cadre des enseignements, des recollections, des conférences, des homélies et des panels pour aborder les implications des vertus d’amour, de vérité, de justice et de paix. Les yeux fixés sur le prince de la paix, les fidèles et plus particulièrement les jeunes et les enfants ont été invités à quitter la spirale de la violence et des conflits avec la loi. C’est avec beaucoup de satisfaction que les Agents pastoraux pensent avoir semé dans les cœurs les valeurs de la non-violence et de la tolérance.

En Jésus Christ Ressuscité, les fidèles chrétiens font l’expérience de la manifestation concrète de l’Amour de Dieu, le chemin qui conduit à la vérité, et l’expression même de la justice de Dieu et le signe de sa paix. Une telle expérience a besoin de se concrétiser dans la rencontre avec tout homme. Ce désir de témoignage a conduit, par exemples, les Agents pastoraux du doyenné Raymond HALTER avec l’implication remarquable des fidèles laïcs à mener de multiples actions caritatives. Sous l’action de l’Esprit Saint, dans tous les doyennés de notre Vicariat, des actions remarquables ont été entreprises pour la valorisation des valeurs familiales en vue de leur cohésion, de même que dans le domaine de l’œcuménisme et du dialogue interreligieux telles que : les veillées de prière, les Galilée organisées le lundi de Paques, les activités sportives et culturelles (football, concert de chants, etc.)

Dans leur ensemble, les communautés paroissiales ont bien perçu leur vocation de missionnaire au service de l’amour, de la vérité, de la justice et de la paix.

II-                LES ACQUIS SPIRITUELS DU THÈME ET DU MESSAGE DU CARDINAL

Le message de notre Père Archevêque, largement diffusé sur nos différentes paroisses a favorisé l’approfondissement de thème de l’année.

Le premier acquis c’est que ce thème nous a réunis et a suscité en chacun, la prise de conscience des tares de notre société, qui mettent parfois à mal le vivre ensemble. Il est nécessaire de continuer à lutter contre les injustices pour favoriser la culture de la paix et de la cohésion sociale.

Ainsi, les prêtres ont insisté dans leurs homélies et enseignements sur les vertus essentielles du vivre-ensemble que sont l’amour, la vérité, la justice et paix. Cela a permis aux fidèles chrétiens d’ouvrir largement leur expérience de vie à l’attention aux autres et à la culture.

Il a été question pour les Agents pastoraux, d’améliorer qualitativement nos relations entre nous pour joindre l’acte à la parole et d’être des modèles pour les fidèles qui sont aujourd’hui très sensibles au témoignage de vie des pasteurs que nous sommes.

Les Institutions de notre Vicariat ne sont pas restées en marge. Dans le doyenné Nicolas OBO, par exemple, Au niveau de l’Apostolat de la mer et des migrants, un recensement a permis de constater l’exploitation et la non-déclaration de nombreux agents du Port ; des formations ont donc été proposées pour permettre à chacun de prendre conscience de ses droits et devoirs, les aider à vaincre cette ignorance et les accompagner dans les démarches visant à régulariser leurs situations professionnelles.

III-             LE SYNODE DES ÉVÊQUES ET LE THÈME DE L’ANNÉE PASTORALE

Depuis Son ouverture solennelle par le Pape François, le dimanche 10 octobre 2021, l’Archidiocèse d’Abidjan a entrepris sa marche synodale avec la messe diocésaine d’ouverture présidée par son Eminence Jean-Pierre cardinal KUTWA le 17 octobre 2021. Dans la droite ligne du thème de ce Synode : « Pour une Eglise synodale : communion participation, mission », son Eminence a exhorté le clergé et les fidèles laïcs de vivre à faire l’expérience de la communion qui s’exprime dans les vertus inaliénables de l’amour, la vérité, la justice et la paix.

Le Vicariat Bernard cardinal YAGO, dans ses différents doyennés n’est pas resté en marge.

Les questionnaires envoyés sur toutes les paroisses ont permis à toutes les entités de travailler et de méditer ensemble sur le rôle participatif de chacun dans la vie et le fonctionnement de l’Eglise. Dans un enrichissement mutuel, le Thème de l’année pastorale et celui du Synode des évêques ont mis à jour la spiritualité de la communion et la prise de conscience de la responsabilité individuelle et collective.

En ce sens, en se mettant à l’écoute de tous, les paroisses se sont organisées pour donner plus de place dans l’organisation, la vie et la gestion de la paroisse, à ceux que les questionnaires du Synode ont identifié comme « les minorités ». La paroisse saint Antoine du Port par exemple, en étant plus à l’écoute des jeunes qui se sentaient mis à l’écart, s’est essentiellement appuyée sur eux pour l’organisation des activités liée à la célébration de son jubilé de diamant (60 ans).

Ces thèmes ont généré un impact fructueux sur la vie et la collaboration des prêtres entre eux, avec les communautés religieuses présentes sur les territoires de nos doyennés d’une part et avec les laïcs d’autre part.

 IV-             LES PERPECTIVES

La vie de l’Eglise

Pour la vie de l’Eglise, le Vicariat Bernard cardinal YAGO encourage le choix de thème d’année pastorale national ou provincial. Ce thème peut en outre figurer sur le pagne national catholique. Pour se faire, nous suggérons le recrutement dans les paroisses d’archivistes pour la bonne tenue des tenues des registres et des notifications.

La vie et le ministère des prêtres

Au regard des réalités pastorales actuelles, nous suggérons ce qui suit : un renforcement des effectifs au niveau des équipes sacerdotales ; penser à la maison de retraite des prêtres ; promouvoir la formation des prêtres dans d’autres les disciplines telles la sociologie ou l’anthropologie ; mettre en place une vraie politique des ressources humaines dans les diocèses, pour une meilleure gestion humaine des prêtres ; repenser la santé des prêtres pour améliorer leur prise en charge sanitaire.

Environnement social et les questions de justice et de paix

Le vicariat Bernard cardinal YAGO salue à leur juste valeur, les interventions prophétiques de son Eminence Jean-Pierre cardinal KUTWA autour des questions sociales, de justice et paix. En ce sens, il encourage l’Eglise à prendre également en compte de nouveaux phénomènes tels que la dépravation des mœurs, la consommation des stupéfiants qui compromettent gravement l’avenir de la nation.

Il suggère également la formation, l’intégration et la déclaration à la CNPS des employés de nos paroisses et la formation des ministres extraordinaire de la communion, créer un statut et en limiter l’âge ;

Il encourage les prêtres à plus de respect et de considération pour le personnel dans nos paroisses.

Conclusion

Le thème de l’année pastorale 2021-2022 : « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrasent » Ps84, (85) a suscité beaucoup d’espérance dans le champ pastoral du vicariat Bernard cardinal YAGO. Loin d’être une utopie, ce Thème a eu le mérite d'établir des ponts d’amour, de vérité, de justice et de paix aussi bien au niveau des Agents pastoraux que chez les fidèles laïcs. Chaque Doyenné de notre Vicariat s’est évertué à laisser ce Thème et le Synode des Evêques imprégner chaque aspect de l’action pastorale menée et de notre vécu.

Nous voulons ici, traduire nos remerciements à son Eminence Jean-Pierre cardinal KUTWA pour sa sollicitude paternelle. Nous voulons vous assurer de nos prières pour que notre Seigneur continue de veiller sur vous ;

Un grand merci aux Vicaires généraux, pour leur soutien et leur accompagnement ; pour leurs disponibilités.

Et un merci particulier aux différents Doyens et Agents pastoraux du Vicariat pour les sacrifices consentis et les efforts abattus au cours de cette année pastorale. À Chacun, nous voulons souhaiter de bonnes vacances et un fructueux ministère.


 

 VICARIAT Monseigneur Jean-Baptiste BOIVIN

BILAN DE FIN D’ANNEE – 2022

PREAMBULE

Le vicariat Monseigneur Jean-Baptiste BOIVIN est situé dans la commune d’Abobo entre les activités urbaines et celles du monde rural.

Depuis le début de cette année pastorale 2021-2022, il a plu à notre père Archevêque Mgr Jean-Pierre Cardinal KUTWA et à son conseil, de bien vouloir subdiviser notre vicariat en quatre doyennés présentés comme suit :

Doyenné Mgr Joseph AKICHI qui comporte (4) paroisses, (1) maison de formation, (3) communautés.

Doyen : Père Ambroise Koffi KOBENAN, vicaire épiscopal

Vice-doyen : Père ANGBE N’Cho Marcel

Doyenné Père Régis PEILLON qui comporte (4) paroisses, (1) maison de formation, (3) communautés, (2) instituts de vie apostolique, (1) institut catholique de formation.

Doyen : Père Jean-Charles AMANGOUA

Doyenné Père Joseph BROU qui comporte (4) paroisses.

Doyen : Père SEKA Pascal

Doyenné Père Jean René N’GUIO qui comporte (3) paroisses et (1) quasi paroisse, (4) communautés, congrégations et instituts de vie.

Doyen : AWOUONDJI Diombakoi Laurence Eugène

Notre vicariat a enregistré 16 départs et 20 arrivés d’agents pastoraux.

Au terme de notre année pastorale 2021/2022 placée sous le thème « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » cf. Ps 84 (85), 11 ; l’occasion nous est donnée de réaffirmer notre attachement à la vision pastorale de notre père Archevêque et de prendre conscience du don de la diversité reçue et des grâces que le Seigneur nous a accordées par l’intermédiaire de sa parole, de la prédication, de l’Eglise notre mère, des sacrements, et par le moyen de la prière.

Contrairement à l’année pastorale 2020/2021 marquée par la pandémie mondiale à coronavirus en nette régression, mais qui a eu un impact sur nos activités pastorales ; cette nouvelle année pastorale 2021/2022 s’est très bien déroulée sous le signe de la synodalité : « Pour une Église synodale : communion, participation et mission ».

Cette synodalité en articulation avec le thème de l’année pastorale de notre diocèse a été une réalité dans le vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN, dans les dires et dans les faits, autour de tous les doyens des doyennés et du vicaire épiscopal, sans toutefois manquer de révéler quelques parenthèses humaines.

I- EXPLOITATION DU THEME DE L’ANNEE

1-      Méthodologie

Afin de mieux faire percevoir le message de notre père Archevêque auprès des agents pastoraux, ainsi que des fidèles laïcs au sein de notre vicariat, nous avons entrepris une méthodologie de proximité, basée sur l’approche homilétique et de rencontres fraternelles avec les chefferies traditionnelles et autorités administratives.

L’approche homilétique a consisté à faire la rotation de tous les agents pastoraux durant les temps forts de notre liturgie. Ainsi, les curés sortaient de leur paroisse pour une autre au temps de l’Avent, et les vicaires au temps de Carême. Les résultats de cette approche sont probants, tant au niveau « du donné et du reçu », dans la mesure où les uns et les autres ont pu se rendre compte de la diversité des paroisses et des communautés, assoiffées de l’évangile et d’actions concrètes pour leur mieux être. Les rencontres fraternelles se sont traduites dans la pastorale familiale et des couples, des CEB, et les temps de loisirs et de détente.

2-      Impact du thème

  •  Dans les équipes presbytérales (la question des prêtres « résidents »)

La rencontre de l’amour et de la vérité, ainsi que du brassage de la justice et de la paix, ont été pour nous agents pastoraux, des lignes de conduite. Afin de réussir notre année pastorale, il était important pour chaque agent pastoral de faire un peu plus attention à l’autre, faire la vérité en nous et autour de nous en parole et en acte, dans l’amour, pour produire des fruits de justice et de paix.

La mythique chaleur pastorale qui règne au sein des agents pastoraux du vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN (Abobo Nord et Abobo Sud), a permis l’an dernier à l’une de nos équipes d’être désignée « meilleure équipe presbytérale » du diocèse.

Dans la préservation de cette ambiance qui s’est exprimée par l’assiduité aux réunions par tous, par le paiement des cotisations, et par la pastorale commune en paroisse et en vicariat, nos doyens ont veillé à l’unité au sein des presbytères, malgré quelques poches de résistances liées à des questions d’incompréhension.

Afin de rivaliser de charité et de respect les uns les autres, les doyens ont surtout tenu à l’appréciation mutuelle en lieu et place de voir en l’autre un ennemi pastoral. La réflexion sur « le prêtre résident » est l’occasion pour tous d’apprécier le thème de l’année pastorale sous un autre angle.

Tout prêtre est par nature missionnaire. La mission qui lui est conférée par l’évêque ou son supérieur majeur, l’emmène à résider dans une communauté de vie. Le prêtre résident, est donc celui qui partage « in solidum » (solidairement responsable) l’espace de vie tout en se conformant aux règles de vie et au responsable du lieu. Ce prêtre résident peut avoir des responsabilités à savoir : vicaire, curé, responsable d’institution, aumônier, etc. ou peut ne pas avoir de responsabilité pour raison de maladie et bien d’autres.

Il nous semble que dans la notion diocésaine, le prêtre résident soit celui qui ne fasse pas parti des prêtres affectés pour le service d’une paroisse.

Toutefois, ce statut ne lui confère pas une vie autarcique et une pastorale propre, dénudée de toute collaboration avec les membres de l’équipe presbytérale.

Les accueillants pourront en accord avec lui, faciliter son intégration au sein des activités pastorales, car il demeure avant tout un homme, un prêtre, un pasteur. Une attention particulière doit être portée sur lui en ce qui concerne son bien être dans le presbytère ainsi que son épanouissement à tout niveau.

Les pierres d’achoppements qui se présentent à tous, et à bien d’endroits, sont le fruit de la méconnaissance de la place du « prêtre résident » et quelque fois des membres de l’équipe presbytérale, donc de tous. Chacun de nous deviendra un « prêtre résident ». Rappelons-nous la règle d’or : « Pour vivre en communion, faites aux autres, ce que vous voulez qu’ils fassent pour vous ». (Cf. Mt 7, 12)

Propositions concrètes :

1-      Il serait souhaitable que l’ordinaire des lieux ou ses vicaires généraux rencontrent le futur prêtre résident et le responsable de sa communauté de vie pour un échange franc et fraternel pour en savoir les perspectives d’avenir et les moyens pour y parvenir.

2-       Définir ou redéfinir les règles de vie au sein des équipes presbytérales et communautés de vie.

3-      Il serait souhaitable que la curie et plus particulièrement les vicaires épiscopaux veillent dans la mesure de leur possibilité, au moins une fois l’an, à visiter chaque communauté de vie et équipe presbytérale de son vicariat.

4-      Il serait souhaitable que le poids de l’histoire du « prêtre résident » soit davantage pris en compte avant toute cohabitation avec d’autres confrères.

5-      Il serait souhaitable d’associer les résidents aux fruits de la pastorale commune.

  • Dans la vie des mouvements et associations

La crise sanitaire à coronavirus qu’a connu notre monde et plus particulièrement notre église universelle, n’a pas laissé indifférents les groupes, mouvements et associations de notre diocèse, gage d’un vivre ensemble. Le thème de l’année pastorale a été en général bien vécu au sein de ces groupes, mouvements et associations du vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN. Pour preuve, les doyennés Mgr Joseph AKICHI et père Régis PEILLON ont saisi la possibilité offerte par notre Père Archevêque et son conseil, de bien vouloir autoriser l’organisation des pèlerinages 2022. Ce sont au total plus de 8.000 personnes qui y ont pris part dans la piété populaire et la joie de se retrouver.

  • Dans la vie des communautés paroissiales

Les (4) aspects fondamentaux du thème de l’année pastorale n’ont pas laissé les paroisses de notre vicariat indifférentes. En effet, la vertu de l’amour a été vécue dans sa dimension la plus complète,par le paysage éclairci que présente le nombre de célébrations de mariage en nette croissance. D’un point de vue général, les communautés paroissiales l’ont bien vécu en lien avec les équipes presbytérales.

Bien vrai qu’elle ait été édulcorée par endroit, la vérité n’a pas manqué d’être hissée au premier plan de toute organisation communautaire : la recherche de Dieu par la prière des communautés, les sorties détentes des groupes, les visites aux personnes vulnérables et bien d’autres actions à caractère caritatif. L’opération don de sang ou la collecte de vivre en faveur des personnes en situation de détresse ont constitué ce volet social au sein des doyennés Père Jean René N’GUIO et père Joseph BROU

La justice, manifestation de la sainteté de Dieu a eu un réel impact dans nos communautés du vicariat au travers de la commission justice et paix. En effet, la recherche du dialogue avec les autres confessions religieuses n’a de cesse été des actions visibles par des colloques, des temps de prières œcuméniques, et des visites réciproques aux autres communautés.

La recherche de la paix, gage de toute stabilité au sein d’une pastorale paroissiale, a été également un fruit visible dans nos communautés paroissiales. Aucun incident majeur n’a été révélé.

II- ACQUIS SPIRITUELS ET HUMAINS DU THEME ET DU MESSAGE DU CARDINAL Jean-Pierre KUTWA

Nous saluons à sa juste valeur le thème et le message de notre père Archevêque, qui n’a de cesse d’avoir un impact positif sur l’ensemble du vicariat.

Les fruits spirituels sont dans un premier temps la tenue de l’organisation des pèlerinages au temps de carême, ensuite le règlement à l’interne d’éventuels conflits d’intérêts au sein des équipes presbytérales, des communautés paroissiales, etc. Enfin, le maintien de la proximité des communautés de vie religieuses, instituts de vie et leur paroisse.

La nuit ou journée du pardon a été cet espace créé pour célébrer la réconciliation et la paix par des échanges réciproques de pardon. Chaque paroisse du vicariat a pu saisir l’un des temps forts de l’église pour développer chez les fidèles une grande sensibilité aux questions de justice et de paix.

Au plan humain, nous pouvons noter le rapprochement des autorités religieuses locales et les autorités civiles.

III- LE SYNODE DES EVEQUES ET LE THEME DE L’ANNEE : (L’esprit du synode, quel bénéfice pour le thème de l’année ?)

Le synode a permis d’aller au large et d’ouvrir son oreille pour recueillir toutes les suggestions ou propositions des uns et des autres qui pourront lui permettre de réussir sa mission aujourd’hui.

Dans un esprit ecclésial, de communion et de recherche de la vérité, le synode a rendu possible davantage la fraternité, l’harmonie, l’entente et l’unité entre les membres de l’Eglise. A travers la communion, la participation et la mission, le synode nous a aussi aidé à rendre possibles et visibles les idéaux gravitant autour du thème de l’année à savoir : l’amour, la vérité, la justice et la paix.

Les aspects positifs :

  •  Le synode a permis des espaces d’échanges sur les questions actuelles de l’Eglise.
  •  Les chrétiens se sont sentis considérés dans la vie et la gestion de l’Eglise

Les aspects négatifs :

  • A bien des endroits, le questionnaire n’était pas adapté aux réalités contextuelles.
  • Plusieurs groupes et prêtres ne se sont pas impliqués dans cette démarche synodale.

IV- PERSPECTIVES

1- La vie de l’église

Notre église diocésaine est en forte croissance démographique et structurelle afin de se hisser dans la sphère de la modernisation. Dans cet élan de modernisation, le vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN essaie de prendre toute sa place pour faire vivre notre église.

Dans cet élan, nous essayons de faire ressortir l’authenticité de la foi catholique et promouvoir l’audace prophétique. Il s’agira dans le même ordre d’idées d’aider les fidèles à s’affranchir de la peur pour travailler au renouveau de la société.

La situation du personnel salarié par exemple nous interpelle tant au niveau du rendement que de la carrière professionnelle. Pour se faire, nous entrevoyons des temps de formation des personnes volontaires au sein de nos églises ; formation à tous les niveaux : humaine, juridique, spirituelle, etc.

La digitalisation de notre système de travail sera notre priorité afin de permettre une rapidité et une souplesse dans l’exercice de notre mission.

L’acquisition d’espaces pour la construction d’édifices religieux est aussi un aspect qui nous tient à cœur, surtout avec l’extension de N’DOTRE et environs, BELLEVILLE -BIABOU route d’Alépé. Nous réitérons solennellement l’intérêt plus que jamais d’acquérir dès maintenant des espaces de culte disponibles. Le coût d’achat ne cesse de flamber.

2- La vie et le ministère des prêtres

Institués pour être les collaborateurs des évêques en général, associés à eux dans la fonction sacerdotale au service du peuple de Dieu, la vie et le ministère des prêtres requièrent l’attention de notre père archevêque dans notre diocèse.

C’est ici le lieu de lui réitérer nos remerciements pour les nombreux sacrifices qu’il ne cesse de consentir pour notre bien être spirituel et social.

En tant que prêtre, nous prenons la pleine mesure de revenir à ce qui constitue l’essentiel et l’aspect fondamental du ministère sacerdotal : comprendre l’autorité comme service et établir une bonne collaboration avec les autres confrères. Vivre la fraternité sacerdotale et rayonner de la joie d’être prêtre, telle est l’identité du vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN.

Par ailleurs, nous nous devons de nous réserver des moments de prière communautaire ou retraite autour d’un thème pour toujours s’évaluer par rapport à l’idéal que nous a laissé le Christ, Bon Pasteur.

3- L’environnement social et les questions de justice et de paix.La diversité religieuse de notre vicariat nous impose un rythme de dialogue interreligieux sans cesse renouvelable. L’environnement social est fortement marqué par des actions de consolidation des acquis d’une paix relative.

Un nouveau départ dans les relations mairie-église catholique est à relever, avec une représentation constante du clergé au sein des activités de la mairie à leur invitation. Ce nouveau contrat social s’inscrit dans les efforts consentis, pour garantir la justice et promouvoir le dialogue politique, social et la paix durable, celle qui vient de Dieu.

Des actions interreligieuses seront organisées en partenariat avec notre mairie. Pour l’heure, nous nous montrons disponibles pour écouter les personnes qui souffrent ou sont confrontées à des situations d’injustice.

CONCLUSION

Eminence, révérends pères.

L’année 2022 a été fructueuse au sein du vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN au plan humain, spirituel, et social. La subdivision du vicariat Mgr Jean-Baptiste BOIVIN en (4) doyennés a quelque peu été difficile dans l’esprit et dans les actions. Les activités se sont toujours déroulées ensemble.

Certes, la pastorale de proximité est certainement quelque peu difficile ailleurs, et la proximité entre paroisse est nécessaire dans votre vision pastorale afin de briser la singularité. (4) paroisses pour la formation d’un doyenné a été plus ou moins difficile dans le contexte social d’Abobo.

Cependant, nous vous assurons Eminence, de notre ferme volonté à toujours marcher dans votre vision et à promouvoir votre message et directives pour le rayonnement de l’Archidiocèse d’Abidjan dont vous avez la charge.  Merci pour tout et grand merci aux révérends pères vicaires généraux et aux membres de la curie pour votre sollicitude.

POUR LES AGENTS PASTORAUX

Le secrétariat du vicariat (Arnaud ASSONHON – Cédric LATH)

 


BILAN DE L’ANNEE PASTORALE DU VICARIAT BERNARD CARDINAL AGRE

INTRODUCTION

Le samedi 09 octobre 2021, son Eminence Jean-Pierre Cardinal KUTWÃ, l’ordinaire du diocèse a ouvert l’année pastorale 2021-2022 dont le thème est : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » Ps 84, 11. Avec les directives pastorales émises, les paroisses de notre vicariat, comme les autres du diocèse se sont mises à la tâche pour en vivre.

         Cette année a été aussi marquée par l’ouverture d’un synode pour l’Eglise universelle ayant pour but de réfléchir sur la synodalité. C’est donc le bilan de cette année marquée par le thème susmentionné et les travaux sur le synode que nous nous proposons de faire en ces quelques lignes, et ce pour le compte du vicariat Bernard Cardinal AGRE. Ce bilan est le résumé des activités qui ont été menées pour l’approfondissement du thème de l’année et tiendra compte de l’impact du synode sur cette année.  Il portera, tout d’abord, sur l’exploitation du thème de l’année, c’est-à-dire, sur la méthodologie employée pour véhiculer le thème et sur l’impact de ce thème dans le vécu des différentes entités de l’Eglise. Ensuite, il (le bilan) s’intéressera aux acquis spirituels et humains du thème et du message de rentrée pastorale du Cardinal et aussi à l’impact qu’a eu le travail du synode sur le thème. Et enfin, la dernière partie de ce bilan sera consacrée aux perspectives (suggestions) pour la vie de l’Eglise, la vie et le ministère des prêtres, l’environnement social et les questions de justice et de paix.

         Signalons au début de ce bilan qu’avec la création du vicariat Monseigneur Pierre Marie COTY en fin d’année pastorale 2020-2021, le vicariat Bernard Cardinal AGRE compte désormais en son sein trois doyennés que sont les doyennés père Gabriel CHAUVET, père Pierre MERAUD et père Gilbert N’GUIO.

      I.            Exploitation du thème

  1. 1.     Méthodologie

Pour faire vivre de manière concrète le thème de l’année, les agents pastoraux se sont employés à traduire le thème dans les langues du terroir afin de permettre à tous les fidèles de le posséder. Les prédications au cours des messes sur le thème, les enseignements et les recollections dans les différents temps liturgiques (portant sur le thème), l’exécution de l’hymne du thème de l’année au cours des messes ont été de précieux moyens pour donner à chacun de vivre du thème.

Il y a eu également les recollections dans les communautés religieuses autour de ce thème. Les rencontres avec les mouvements et groupes de prière pour leur communiquer les directives et orientations liées à ce thème, les échanges dans les rencontres des équipes presbytérales, les activités pastorales en vue d’une application concrète de ce thème (visite des malades, actions caritatives, visite des familles…) ont été des canaux propices pour le thème soit davantage connu

Enfin, il faut souligner que les enseignements à la catéchèse, les pèlerinages, les retraites par mouvements et par catégories de fidèles (enfants, jeunes et adultes) et l’utilisation de temps de réjouissances pour attirer les fidèles ont permis une exploitation du thème plus ciblée par catégories de fidèles.

  1. 2.     Impact du thème
  1.  Dans les équipes presbytérales

Dans nos communautés presbytérales (les stagiaires y compris), l’impact de ce thème s’est traduit par des échanges francs entre les prêtres, la communication (partage d’informations ), l’ouverture, le respect mutuel, la correction fraternelle, la franchise, la bonne ambiance dans les communautés religieuses, entre les équipes presbytérales et les communautés religieuses et dans les réunions de doyenné. L’attention aux autres confrères (ou frères) à travers des évènements heureux (anniversaire de naissance, de sacerdoce, etc.) et malheureux (décès, maladie, etc.)  en sont des preuves authentiques.

En outre, il faut relever les bons rapports entre l’équipe presbytérale et les fidèles paroissiens. Les visites des familles ont été des temps d’échanges enrichissants qui ont permis de comprendre les préoccupations des fidèles et de corriger les imperfections dans la pastorale.

  • La question des résidents

Dans cette partie, il s’agit de relever les éventuels problèmes qui subsistent dans les presbytères qui accueillent des résidents.

Il faut souligner, avant tout, que tout prêtre a un lieu de résidence et d’office et  est, de ce fait, un résident quelque part. Toutefois, le mot ‘’résidents’’ est communément employé pour les prêtres qui résident sur une paroisse  et qui n’ont pas  d’office (ou presque)  sur cette paroisse de résidence du fait de la maladie, de l’âge ou d’autres occupations (prêtres affectés comme vicaires ou curés sur d’autres paroisses, prêtres aux études ou dans les institutions).

Comme difficultés, nous pouvons relever :

ü  Le mot résident est un mot sans contenu qui ne définit pas réellement le rôle et les attributions du prêtre dit « résident » sur la paroisse.     

ü  La non implication du résident dans la pastorale de la paroisse du fait qu’il ne soit jamais sollicité par les prêtres de la paroisse ou du fait qu’il refuse lui-même de s’y impliquer prétextant qu’il n’est que résident et n’a pas à s’impliquer dans quoique ce soit.

ü   Le non-respect des consignes pastorales données par le curé de la part certains résidents qui n’en font qu’à leur tête.

ü  La trop grande ingérence dans la pastorale paroissiale de certains résidents qui veulent imposer leur vision aux curés du fait qu’ils soient leurs aînés en sacerdoce.

ü  Certains résidents ne sont pas comptés dans la répartition des dons faits aux pères de la paroisse (offrandes).

ü  Les résidents qui ont des charges pastorales sur d’autres paroisses (vicaire et curé) ne participent pas à la vie commune du presbytère (repas et entretien de la maison).

  1. Vie des mouvements et associations

De façon générale, il faut souligner que bon nombre de mouvements se meurt ainsi en leur sein le thème n’a pas été pleinement vécu. Les responsables sont vieillissants et la relève se fait désirer. Certains mouvements n’ont pratiquement mené aucune activité au cours de cette année. La collaboration entre les mouvements a été difficile. La grande majorité des jeunes ne s’engage, ni ne s’intéresse à la vie  paroissiale.

Il y a tout de même un motif d’espérer car les enfants, relève de demain, sont plus présents à la vie de la paroisse.

La Caritas a bien vécu cette année à travers les collectes et les dons qu’elle a effectués.

  1. Dans la vie de la communauté paroissiale

Concernant particulièrement les paroisses du doyenné  père Gabriel CHAUVET, il est à souligner une participation massive des fidèles pendant les temps forts de la liturgie et une prise de conscience des chrétiens qui manifestent leur foi, aussi bien au plan spirituel, au plan de la pratique, dans la participation aux différentes récollections et séances de prières organisées par  le doyenné et plus particulièrement dans les différentes paroisses. Un autre point positif a été l’élan de solidarité, aussi bien des prêtres que des fidèles, en faveur de la paroisse Saint Michel Archange de Kodioussou dont l’église paroissiale a été décoiffée par une tornade.  De plus, il  y a eu vécu fraternel avec les autres confessions religieuses dans tout le vicariat (harristes et méthodistes surtout ; les évangéliques restent fermés).

Quelques difficultés subsistent, du fait de la transposition des problèmes du village (surtout les questions de chefferie et les problèmes fonciers) à l’Eglise, faisant naitre des clans opposés dans la vie ecclésiale. Ceci est dû au refus d’adhérer à la vérité de l’Evangile, de pardonner, de se réconcilier et d’accepter de vivre dans l’amour. Malgré les incessantes interpellations des Pasteurs (prêtres) à vivre selon le thème de l’année, certains fidèles demeurent insensibles à l’appel de leur pasteur.

   II.            Les acquis spirituels et humains

  1. Acquis spirituels

Le thème a conduit les fidèles à rechercher, dans la prière, les biens spirituels que sont l’amour, la vérité, la justice et la paix. Ce qui a eu pour conséquence de parfaire leur vie intérieure et de les aider à marcher encore mieux vers la sainteté.

L’exécution de l’hymne de l’année pastorale au cours des célébrations eucharistiques a entretenu la ferveur spirituelle des fidèles.

  1. Aspects humains

Bien que nous pouvons noter quelques réticences, le thème de l’année pastorale a participé au règlement de conflits, à les désamorcer dans des communautés. Il a aidé à la réconciliation, et à l’acceptation des autres. Il a permis à d’autres de reprendre le chemin de l’Eglise famille de Dieu

  1. III.            Le synode des évêques et le thème de l’année

Il faut souligner, d’entrée de jeu,  que l’esprit du synode est allé de pair avec le thème de l’année. Le synode a donc contribué à renforcer l’intérêt pour le thème de l’année. Il (synode) a contribué à vivre ensemble, à se parler, à une marche commune ; ce fut une aubaine pour mettre en pratique le thème de l’année pastorale.

Nous pouvons noter une bonne implication et une bonne participation des fidèles de notre vicariat dans cette marche ensemble qu’est le synode qui espèrent d’autres occasions pour faire entendre leur voix dans leur Eglise.

  1. IV.            Perspectives
  1. La vie de l’Église

ü  Reconduction du thème pour l’année prochaine.

ü  Les thèmes des années pastorales doivent être exploités au moins durant deux années.

ü  Le travail du synode de l’Eglise doit nous aider à la tenue d’un synode diocésain.

ü  Mise en place d’un cérémonial pour les questions liées aux funérailles, levés de deuil, purification et veuvage.

ü  Création d’un centre professionnel pour aider les jeunes.

ü  Les cahiers de CEB doivent tenir compte du thème de l’année.

ü  Construction d’écoles primaires et de collèges catholiques dans la zone d’Alépé.

  1. La vie et le ministère des prêtres 

ü  Planifier la formation continue des prêtres (les vicaires et les curés).

ü  Exhorter les agents pastoraux à respecter ce que l’Eglise dit de faire.

ü  Mettre à la disposition des paroisses les plus enclavés du diocèse des véhicules adaptés pour la pastorale en vue de préserver la santé des pères.

ü  Revaloriser le budget des paroisses des zones rurales, vue la cherté de la vie.

ü  Déclarer les prêtres à la caisse nationale de prévoyance sociale.

ü  Revoir la prise en charge de la santé des prêtres pour une couverture allant jusqu’à 80 % des frais..

ü  Créer une maison de prise en charge des prêtres âgés et malades.

  • Question des prêtres résidents

Comme solutions, nous proposons ce qui suit :

v Définir clairement le statut du résident et  ses charges. Ainsi, peut avoir, par exemple, trois catégories de résidents :

  • Les résidents avec office intérieur. Ils auront pour rôle en dehors de leurs charges hors de la paroisse, d’aider le curé et son ou ses vicaire(s) dans la pastorale paroissiale en veillant au respect des consignes (ex : vicaires dominicaux ou autres attributions).
  • Les résidents avec office extérieur (curé et vicaire(s) d’autres paroisses, membres des institutions, vicaires dominicaux sur d’autres paroisses).
  • Les résidents sans office (prêtres malades ou âgés).

v Définir dans sa lettre d’affectation, la catégorie du résident et ses éventuelles attributions sur sa paroisse d’accueil.

v Il faut prévoir des réunions communautaires de l’équipe presbytérale avec les résidents de la paroisse afin qu’ils aient une idée claire de la pastorale de la paroisse et puisse aussi apporter leur contribution et leur expérience.

v Dans les communautés où il y a un grand nombre de prêtres résidents dans le presbytère, l’Archevêque doit nommer un modérateur de la communauté qui ne soit pas forcément le curé de la paroisse qui accueille les prêtres.

v Il faut que chaque prêtre se rappelle ce que signifie être prêtre et fasse preuve d’humilité.

v Mettre en place un cahier de charge du prêtre résident

  1. L’environnement social et les questions de justice et de paix

ü  Encourager l’Église à rester neutre tout en disant la vérité.

ü  Plus d’implication de la conférence épiscopale dans les crises socio-politiques.

ü  Invitation à plus de prévoyance pour mieux gérer les crises.

ü  Plus de solidarité des diocèses dans la gestion des crises.

ü  Poursuivre les appels à l’apaisement, à la tolérance, à la réconciliation et à la paix.

ü  Soutenir l’Archevêque dans la défense de la vérité et du droit.

ü  La commission justice et paix de notre Archidiocèse est limitée à la ville d’Abidjan. Il faudrait qu’elle parte à la rencontrer des communautés rurales.

CONCLUSION

En conclusion, cette année pastorale s’est bien déroulée dans l’ensemble. Le thème de cette année a permis de revenir aux fondamentaux de la vie chrétienne : l’amour, l’unité, la justice et la paix qui se recherchent et se vivent dans la vérité. En outre, le synode a permis de vivre de manière plus profonde ce thème. Toutefois, un travail reste encore à faire pour que les cœurs des fidèles se laissent véritablement atteindre par l’amour pour vivre dans l’unité, la vérité et la paix. Pour cela, le thème doit être reconduit. Pour les sacrifices consentis, un vibrant hommage est à rendre à l’ensemble des agents pastoraux, principalement au Vicaire Episcopal, père Raoul AMON, pour son sens de l’organisation et sa proximité pastorale.

Le secrétariat


 ARCHIDIOCÈSE D’ABIDJAN

VICARIAT ÉPISCOPAL MGR PIERRE-MARIE COTY 

BILAN DE L’ANNÉE PASTORALE 2021-2022

INTRODUCTION

L’année pastorale 2021-2022, officiellement ouverte le samedi 09 octobre 2021 autour du thème : « Amour et vérité se rencontrent. Justice et paix s’embrassent. » Ps 84, 11, tend vers son terme. La nécessité d’en faire un bilan s’impose alors à nous.

Faut-il le rappeler, ce thème nous plaçait, dès l’entame, dans la perspective d’une espérance de nouveauté : un regard nouveau porté vers Dieu, dans la relation que nous entretenons avec lui à travers nos frères ; un monde nouveau pour la Côte d’Ivoire où « amour et vérité », « justice et paix »seraient les armes indispensables pour un mieux vivre qui glorifie Dieu dans le bien-être des hommes ses enfants.

Faisant nôtre ce désir de nouveauté de notre pasteur propre, son Éminence Jean Pierre Cardinal KUTWA, nous nous sommes attelés, dans nos communautés paroissiales, à orienter notre agir chrétien dans la ligne des quatre points cardinaux que sont : l’amour, la vérité, la justice et la paix. De cette expérience pastorale, que retenir ? Telle est l’interrogation à laquelle nous donnerons des réponses dans ce bilan qui concerne notre vicariat épiscopal Mgr Pierre-Marie COTY.

Il conviendra pour nous, en quatre points, de présenter d’abord l’exploitation du thème dans la vie de nos communautés, ensuite de mettre en exergue les acquis spirituels et humains dudit thème, encore de relever la conjonction entre le synode des évêques (sur la synodalité) et le thème de l’année pastorale dans nos communautés, et enfin de proposer des perspectives.

 I/ Exploitation du thème

Pour le compte de cette année pastorale, l’absence de recommandations du comité de suivi a laissé libre cours à la créativité et aux initiatives pastorales des curés de notre vicariat épiscopal.

De manière générale, la méthodologie adoptée alliait des moments de formation en groupes restreints (mouvements et CEB), des actions concrètes favorisant une plus grande proximité des prêtres avec les laïcs et des laïcs entre eux, et des temps de prières pour soutenir les efforts collectifs et individuels en vue d’une Eglise au visage plus reluisant sous nos cieux.

Cette méthodologie utilisée a porté énormément de fruits dans les composantes cellulaires de nos communautés, tel que nous le signifierons dans les points qui suivent.

 1-     Dans les équipes presbytérales

L’application du thème de l’année pastorale a eu une influence positive sur la vie dans les équipes presbytérales. Entre autres incidences appréciables, nous notons l’effort de sincérité et de vérité dans les rapports, qui a conduit à une vraie fraternité, certes éprouvée à certains moments, mais vécue avec davantage de mérites. Ce qui laisse entrevoir l’effectivité des vertus telles que l’humilité, la compréhension, la tolérance et le pardon au sein de nos équipes presbytérales.

En outre, il est judicieux de noter la solidarité dont les agents pastoraux ont fait preuve, sur les plans communautaire et pastoral, qu’il s’agisse des prêtres d’une même paroisse ou des prêtres de différentes équipes presbytérales. Cette solidarité était visible, entre autres, à travers une présence effective des uns auprès des autres en toutes circonstances, surtout une présence attentionnée.

Fort de cela, nous considérons que, par nos actions, nous avons su donner aux fidèles laïcs un témoignage plus éloquent que toutes les invitations verbales à la charité réciproque. Néanmoins, nous sommes conscients que des efforts doivent encore être fournis pour demeurer dans cette dynamique qui sera favorable non seulement à l’épanouissement de tous les prêtres, mais aussi à la bonne exécution du plan pastoral prévu pour chaque paroisse.

Au titre des efforts à fournir, le traitement réservé aux prêtres résidents, dans les presbytères qui en abritent, devrait être plus convenable et plus fraternel, afin que se renforce notre témoignage d’unité. Toutefois, pour favoriser cela, il serait judicieux de préciser clairement leur statut et les prérogatives qui leur reviennent, tout en les invitant à une collaboration empreinte de patience et de docilité avec leurs confrères. 

2-     Dans la vie des mouvements et associations

Qui parle de plan pastoral paroissial entrevoit inévitablement l’implication des mouvements, associations et groupes de prière, toujours suivant la ligne directrice que trace le thème de l’année.

À ce niveau, commençons par dire que le thème a été bien accueilli par les entités susmentionnées, et l’intérêt pour en connaître les tenants et aboutissants s’est fait vivement sentir. Tant les recollections des différents mouvements ou encore lors des temps forts de l’Eglise, que les homélies des pères ont mis un accent particulier sur la signification du thème proposé par notre père Archevêque.

Ces enseignements présentaient en outre, dans une perspective pragmatique, des voies d’application dudit thème : la collaboration entre mouvements et associations, surtout en ce qui concerne les activités organisées soit par l’un ou l’autre de ces mouvements, soit par les pères pour tous les paroissiens (prières, formations, activités récréatives, etc) ; l’ouverture aux autres, qu’il s’agisse des membres des groupes, mouvements et associations de la même paroisse, d’autres paroisses ou même en dehors du cadre strictement ecclésial (l’assistance aux personnes dans le besoin quel que soit leur appartenance religieuse , les actions caritatives ad extra ) ; l’intérêt pour la vie de l’Eglise paroissiale et l’expansion dans la société de valeurs chrétiennes telles que la justice, la vérité, le pardon, la réconciliation et l’amour.

3-     Dans la vie de la communauté paroissiale

Dans les communautés paroissiales, l’appel à vivre au quotidien l’amour, la vérité, la justice et la paix, a été bien reçu. Nous le disons, au regard des habitudes nouvelles qui ont été acquises : plus de franchise dans les relations interpersonnelles, davantage de tolérance entre chrétiens catholiques et avec les adeptes des autres confessions religieuses, la promptitude à la médiation pour garantir l’unité dans certaines familles et groupes, une solidarité paroissiale qui n’est pas limitée par des considérations ethniques, etc.

À cela s’ajoute la participation collective et joyeuse aux temps de prières, aux activités ecclésiales universelles et aux temps forts de l’Eglise (semaine pour l’unité des chrétiens, semaine de l’enfance missionnaire, les neuvaines,  les messes – solennités en particulier- les célébrations pénitentielles, etc.). Tous, au cours de cette année pastorale, étaient rassemblés autour de la Parole de Dieu dans l’église (pendant les temps d’évangélisation et d’enseignement), dans les CEB, et dans les familles (au cours des visites aux malades et personnes fragiles) ; tous solidaires les uns des autres en temps de deuil ou de réjouissances, par le soutien financier et surtout la présence et l’attention.

Sans aucun doute, ces nouvelles habitudes sont le fruit d’une meilleure collaboration entre les acteurs de la pastorale, entre les clercs et les laïcs, et du désir réciproque de nous rapprocher les uns des autres sans distinction, brisant ainsi les clivages présents dans notre société ivoirienne et accentués par la situation socio-politique. Cela laisse entendre que le vécu au sein des communautés paroissiales, au cours de cette année pastorale, a fait s’enraciner dans le cœur des chrétiens suffisamment de charité dans la vérité, vertus nécessaires pour garantir la justice et la paix dans notre pays, et lui redonner un visage nouveau. 

En définitive, nous pouvons dire que l’exploitation du thème de l’année a été positive, et l’énumération des acquis spirituels et humains qu’elle a permis ne montrera pas le contraire.

 II/ Acquis spirituels et humains du thème et du message du cardinal Jean Pierre KUTWA

1-     Acquis spirituels

   Célébrations plus priantes

   Participation conséquente des fidèles aux célébrations diverses et temps de prière

   Participation croissante à la vie de la paroisse, à travers les groupes, mouvements et associations

   Constance dans la proximité aux malades et personnes délaissées

   Intérêt croissant pour le sacrement de la réconciliation et l’adoration eucharistique

   Davantage d’engouement au niveau des catéchumènes et des animateurs de catéchèse

 2-     Acquis humains

  Disponibilité des prêtres pour les laïcs

  Ouverture des fidèles aux prêtres pour un suivi efficace

  Engagement des paroissiens pour des relations plus conviviales

  Prise de conscience et acceptation des imperfections (chez les laïcs et les clercs), en vue d’une amélioration

  Grande sensibilité au deuil tant des membres de la communauté chrétienne catholique que des non catholiques

  Saine collaboration entre les clercs et les laïcs dans l’exécution du programme pastoral

III/ Le synode des évêques et le thème de l’année

Dans l’optique de garantir la mise en œuvre continue de la Synodalité dans l’Eglise, le Pape François a ouvert le 09 octobre 2021 un synode qui se conclura par l’Assemblée Générale du Vatican en 2023.

Autour du thème : Pour une Eglise synodale : Communion, Participation et Mission, le processus synodal visant à déterminer comment avancer ensemble en Eglise, a été convenablement suivi dans notre vicariat épiscopal. Des travaux et investigations menés dans les paroisses, nous tirons une satisfaction plus ou moins bonne. Car, si dans certaines paroisses la participation des fidèles était impressionnante, sur d’autres paroisses se laissait entrevoir un manque d’intérêt notoire malgré les incitations répétées des pasteurs. Ceci dit, dans chacune des interventions des fidèles, clercs comme laïcs, se lit la sincérité d’un cœur qui quête une collaboration fructueuse au bénéfice de la mission. Pour cela, nous considérons que « la marche ensemble », remise en cause à des fins positives par le biais de ce synode, repart de plus belle dans nos paroisses ; ce qui a rendu plus aisée l’éclosion des valeurs que sont l’amour, la vérité, la justice et la paix.  

En effet, l’esprit du synode qui exige un rapprochement véritable des fidèles, dans la sincérité d’un cœur qui renonce aux préjugés et appréhensions, a rendu plus incisive l’incitation de notre père archevêque à travers le thème de l’année. Ce, dans la mesure où il ne saurait avoir de communion dans la participation collective à la mission si l’amour et la vérité en sont exclus, laissant place à des communautés où règnent l’injustice et la désunion.

Tout ce qui est précédemment énoncé nous ravit en termes d’accomplissements pour le compte de cette année pastorale. Toutefois, il reste certain que nous aurions pu avoir une expérience davantage satisfaisante. En faveur de cela, nous proposons au point suivant quelques perspectives.

IV/ Perspectives

1-     La vie de l’Église

  Reconduire le thème de l’année pastorale

  Sensibiliser davantage les fidèles à la participation à la vie de l’Eglise et à la coopération avec les clercs

  Favoriser et soutenir les initiatives des laïcs

  Proposer aux laïcs un cadre où chacun apportera à l’expérience communautaire selon son expertise (des formations, prestations de services, etc)

  Promouvoir, outre les pèlerinages de carême, des moments de rassemblement inter-paroissiaux (temps de prières ou d’évangélisation, temps de distraction ou activités caritatives collectives)

  Favoriser l’acquisition de terrains en vue de nouveaux lieux de culte  

 2-     La vie et le ministère des prêtres

  Sensibiliser à la charité fraternelle dans les presbytères, à l’endroit de tous les prêtres sans exception (en exercice sur les paroisses, ou simplement résidents)

   Insister sur la communication entre prêtres

  Former les prêtres sur la question du dialogue interreligieux pour une mission plus féconde, particulièrement dans les zones rurales

  Acquérir des services fiables et efficaces de sécurité pour la surveillance des paroisses et des presbytères en zone rurale. 

  Rendre disponible les cartes professionnelles

  Améliorer la prise en charge de la santé des prêtres pour une couverture effective et en temps opportun des frais médicaux.

 

3-     L’environnement social et les questions de justice et de paix

   Encourager les agents pastoraux à la neutralité 

   Sensibiliser les populations à l’acceptation et l’écoute mutuelles

   Plus d’implication de la conférence épiscopale dans la communication en situation de crise

CONCLUSION

Au demeurant, il parait évident que l’initiative du thème de cette année pastorale a porté de bons fruits dans la vie de l’Eglise à Abidjan, même si nous estimons que nous pourrions encore en tirer d’énormes profits. Beaucoup a été fait, malgré quelques imperfections, et surtout certaines difficultés rencontrées selon les localités.

Fort de cela, nous rendons grâce à Dieu pour cette année pastorale bien vécue dans l’ensemble, qui nous a permis de faire un pas de plus vers une Côte d’Ivoire réconciliée, portée par des fidèles du Christ engagés, tous unis pour sa plus grande gloire et le salut des hommes.

Pour son inspiration toujours bénéfique pour l’archidiocèse d’Abidjan, nous remercions notre père, Son Eminence Jean Pierre Cardinal et implorons pour lui l’assistance permanente de l’Esprit Saint.  

A sa suite, nous remerciements vont à l’endroit des Vicaires généraux, des vicaires épiscopaux, des curés doyens et à l’ensemble des agents pastoraux, spécialement ceux de notre vicariat épiscopal. 

 

 


 

Secrétariat Exécutif Diocésain de l'Apostolat des Laïcs

 BILAN DE FIN D’ANNÉE PORTANT SUR LE THÈME DE L’ANNÉE PASTORALE 2021-2022

INTRODUCTION

Accueillir et accompagner les désirs des laïcs de servir le salut des âmes pour la gloire de Dieu, voilà le rôle du Secrétariat Exécutif Diocésain de l’Apostolat des Laïcs. 

En cette année dont le thème était : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » nous nous sommes sentis invités à rendre compte de notre foi et surtout à manifester à tous l’enjeu de l’engagement des laïcs que nous sommes chargés d’accompagner.

Il s’agissait d’aider chacun à prendre conscience de ce que l’avènement, pour notre temps et pour l’avenir, de ce que le Christ a appelé « une année de bienfaits accordée par le Seigneur » Lc.4,19, ne peut être une réalité que si chacun s’engage à permettre à Dieu de l’accomplir en lui et par lui, en nos frères et sœurs, en notre société.

Comment avons-nous procédé ?

       I.            EXPLOITATION DU THEME DE L’ANNEE

1)     METHODOLOGIE

La vie des laïcs, comme un témoignage de vie en vue de porter le Christ au monde, doit être comprise comme une recherche d’opportunités, des moyens les plus aptes à consacrer ce monde à Jésus, selon la volonté du Père.

Une telle œuvre a besoin d’un minimum d’organisation.

Nous avons eu une rencontre avant le lancement de l’année pour réfléchir sur le thème, définir les objectifs à atteindre, hiérarchiser les priorités et planifier les actions à mener avec les espaces d’évaluation que cela implique.

Une messe de rentrée pour confier l’année à la Miséricorde de Dieu.

Une récollection bilan à mi-parcours.

Une journée de ressourcement spirituel pour tous les responsables diocésains des mouvements et association.

Une réunion pré-bilan et une retraite bilan qui va clôturer nos activités de cette année pastorale.

Toutes ces rencontres ont été des espaces de réflexion, de coordination et de dynamisation de l’action laïcale dont le but était de promouvoir le laïcat, de favoriser une mise en commun des forces, compétences, charismes et grâces dont Dieu a comblé les uns et les autres pour son œuvre.

Quels ont été les résultats de nos efforts ?

2)    L’IMPACT DU THEME

Avons-nous su insuffler à l’engagement des laïcs l’énergie nouvelle que requiert la marche de l’Eglise vers la manifestation du règne de Dieu ?

L’exploitation du thème de l’année pastorale a apporté à nos mouvements et associations, un plus de fraternité, d’amour sans condition, de justice, d’intérêt pour la vérité à vivre en toute liberté l’engagement qu’exige la vie communautaire, Le désir d’aimer et de faire aimer Jésus.

Que pouvons nous retenir de ce que nos différents responsables laïcs ont pu acquérir grâce à l’exploitation du thème de l’année ?

    II.            QUELS SONT LES ACQUIS SPIRITUELS ET HUMAINS DE L’EXPLOITATION DU THEME ET DU MESSAGE DU CARDINAL ?

La méditation de ce thème et du message du Cardinal a suscité un profond désir de communion à Dieu en qui se fait l’expérience de la vérité.

Cela s’est matérialisé par des démarches et expériences de guérisons intérieures, une plus grande ouverture aux plus démunis, à la soif de la paix recherchée dans l’intimité avec le Christ.

L’action laïcale a besoin, pour être performante, d’une cohésion assurée par une équipe, une force qui l’aide à organiser sa marche.

C’est dans cet environnement de recherche de communion que l’on trouvera les moyens d’atteindre facilement sa raison d’être, la mission de l’Eglise.

  III.            LE SYNODE SUR LA SYNODALITE ET LE THEME DE L’ANNÉE

Le premier souci de tout apôtre membre du peuple de Dieu doit être d’avoir une idée claire, une bonne compréhension de la raison d’être de l’Eglise qui est l’objectif, le projet commun de toutes les formes d’apostolat.

C’est elle l’objectif fédérateur qui justifie l’engagement de tous les membres du corps du Christ.

La valorisation, dans les rapports humains, de la justice, de l’amour, de la vérité et de la paix est le socle d’une charte de la marche commune des personnes nées de nouveau. Ces vertus sont des balises qui, en clarifiant les rôles, les limites de chacun, assurent les conditions d’une véritable synergie qui garantit l’avènement du règne de Dieu.

Qu’il n’y ait plus de laïcs qui trouvent que l’Eglise n’est que l’affaire des prêtres (évêques et autres).

Qu’on ne trouve plus de prêtres qui aient de la peine à croire que « le droit et le devoir d’exercer l’apostolat sont communs à tous les fidèles, clercs et laïcs, et que dans l’édification de l’Église, les laïcs ont un rôle propre à jouer » comme dit Apostolicam Actuotisatem N°25.

Que tous les prêtres comprennent que l’Eglise leur demande de travailler fraternellement avec les laïcs dans l’Église et de prendre spécialement à cœur de les aider dans leur apostolat.

 IV.            PERSPECTIVES

Nous rêvons d’une Eglise diocésaine où, loin des barrières de toutes sortes, laïcs et prêtres se rendant disponibles les uns pour les autres, travaillent dans la charité fraternelle, à l’accomplissement de ce pourquoi Jésus est mort sur la croix ; le salut des âmes.

C’est cela qui justifiera les comptes que nous avons à rendre à la fin de notre parcours sur cette terre.

L’apostolat des laïcs fait partie des moyens qui responsabilisent.

CONCLUSION

Si l’engagement des laïcs a pour but de transformer le monde pour la gloire de Dieu, c’est, organisés et accompagnés qu’ils peuvent espérer l’efficacité que requiert leur mission.

Les pasteurs doivent les aider à avoir une vision claire de leur vocation et de leur mission au cœur de la mission de l’Eglise et de la société,

-       à s’associer pour donner un témoignage collectif de leur foi et de leur amitié avec le Christ,

-       à se former pour acquérir les qualités qu’exige la charge d’apôtre pour ce temps, le nôtre.

C’est un travail qui a besoins d’être accompagné, encadré, organisé de façon à ce que l’élan de tous ceux qui disent oui à l’appel de Dieu soit ordonné au bien commun de l’Eglise, dans le respect de la doctrine et des dispositions particulières prises dans ce sens, par l’Archevêque.

Fait à Abidjan, le 22 juin 2022

Père ZEBI Louga Joseph

  Secrétaire Exécutif Diocésain

 Aumônier des communautés        nouvelles

 

 


Résumé des bilans

Après les exposés des vicariats dont le vicariat spécifique chargé de la pastorale sociale et caritative et du secrétariat exécutif diocésain du laïcat, nous pouvons retenir que le thème de l’année pastorale qui fut amplement expliqué par son Eminence Jean Pierre cardinal KUTWA, archevêque d’Abidjan, lors de la rentrée pastorale diocésaine, le samedi 09 octobre 2021 a été bien accueilli par le peuple des fidèles et a été la boussole de la pastorale diocésaine.

 Le thème de l’année pastorale 2021-2022, « Amour et Vérité se rencontrent, Justice et Paix s’embrassent » (Ps 84,11), suivant les recommandations de l’ordinaire et par une ingénieuse pastorale des agents pastoraux, a permis aux fidèles de faire un bond de la foi ayant ainsi un impact positif sur les différentes communautés ecclésiales, du fait qu’elles-mêmes se sont laissées interpeler par ce thème très actuel pour notre société. En effet le thème de cette année a conduit nos communautés à une plus grande harmonie, au dépassement de soi pour s’ouvrir aux autres, à une plus grande charité, à une quête de justice. Traduisant en acte les notions d'amour, de justice, de vérité et de paix les relations ont été conviviales et fraternelles.

Les acquis tant spirituels que humains obtenus de ce thème qui révèlent la ferveur spirituelle, l’attention à l’autre, la nécessité de vivre réconciliés et unis, la prise de conscience d’une vraie communion et de l’urgence d’un monde de paix n’occultent pas le fait que nous devons toujours œuvrer à ce que la Parole de Dieu s’enracine véritablement dans le cœur des fidèles afin que chacun à son niveau lutte contre toutes les formes d’injustice et travaille à l’avènement d’un monde de paix et plus fraternel ; ainsi pourront disparaitre les clivages sociaux et même ecclésiaux.

Le synode sur la synodalité qui a été une bonne occasion de faire l’expérience du « marcher ensemble » aura permis de mettre en exergue le thème de l’année pastorale. À travers cette marche synodale les communautés paroissiales (clercs et fidèles laïcs), tout en manifestant un grand intérêt pour cette approche ecclésiale y ont découvert l’importance des vertus de vérité et d’amour, de justice et de paix pour une Eglise qui ne fait fi de personne, ouverte à tous, appelée à prendre toute sa place dans la société mais surtout à aller aux périphéries existentielles.

 

 

Pour une Église qui a besoin de se réinventer afin de répondre aux besoins de son temps, des recommandations ou suggestions ont été faites, on peut noter :

1-    Pour la vie de l’Eglise

-          Travailler à une franche collaboration entre le clergé et les fidèles laïcs

-          La reconduction de ce thème d’année pastorale

-          Mettre en place une équipe des affaires domaniales tenant compte des divers secteurs du diocèse

 

2-    Pour la vie et le ministère des prêtres

-          Donner un visage humain à la communion fraternelle

-          Clarifier la question des prêtres dits résidents en relevant leurs droits et devoirs

-          Promouvoir la formation des prêtres dans diverses disciplines

-          Améliorer la prise en charge sanitaire des prêtres

 

3-    Pour l’environnement social et les questions de justices sociales

-          Sensibiliser et former aux questions de justice sociale et de morale

-          Encourager et soutenir les évêques dans leur engagement social

-          Travailler au dialogue inter-religieux

 

En cette fin d’année pastorale, les agents pastoraux rendent grâce à Dieu qui a conduit son Eglise en les y associant ; ils remercient son Eminence Jean-Pierre Cardinal KUTWA pour sa paternelle affection et sa communion fraternelle à leur égard et traduisent leur reconnaissance aux vicaires généraux pour leur proximité pastorale. Merci à tous les acteurs de la pastorale diocésaine, grâce à qui la flamme de l’Evangile est toujours vive. 



[1] Ici, il convient de faire la différence entre la communauté des pères qui se veut l’ensemble de tous les prêtres de la maison et équipe presbytérale, qui se veut l’ensemble des pères affectés dans la paroisse.