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Dimanche 14 février 2021, Année B

6e Dimanche du Temps Ordinaire

Homélie

La plus grande lèpre, c’est le péché de l’Homme

Mes frères et mes sœurs dans la Foi, ce 6e dimanche ordinaire de l’Année B, nous sommes invités à méditer sur les textes suivants : Lévitique 13, 1-2. 44-46, Romains 10, 31-33. 11,1 et Marc 1, 40-45. Deux axes pour méditation : l’exclusion du lépreux et sa réhabilitation ?

  1. 1.      Le lépreux, un homme exclu

Dans l’Ancien Testament et même du temps de Jésus, la lèpre était perçue comme une maladie très contagieuse à caractère impur. Le lépreux était un homme déclaré « impur » et qui de facto était un exclu de la communauté des « purs » comme le montre la 1e lecture de ce dimanche en Lévitique 13, 1-2.44-46. Son exclusion se situe à un double niveau communautaire : exclusion de la communauté sociale et de la communauté spirituelle. Car pour Israël vie sociale et vie spirituelle sont indissociables. Par conséquent, il devrait vivre en reclus, hors de la société au risque de la contaminer. On peut comprendre la lèpre de l’époque à la lumière de la crise sanitaire actuelle du coronavirus : une maladie qui crée la psychose au sein de la société qui pour se protéger exige des mises en quarantaine. En effet, toute personne qui entrait en contact avec un lépreux devenait elle aussi impure.

Cette double exclusion pourrait avoir pour conséquence un mal-être intérieur avec le sentiment d’être un sous-homme. En effet nous le savons, l’Homme est un être de relation qui se structure et s’épanouit dans le vivre-ensemble avec les autres. Or, la lèpre vient pour remettre en cause ce vivre-ensemble social puisque le lépreux est un exclu de la société dans tous ses aspects. Il se sent abandonné, abandonné des Hommes et peut-être abandonné de Dieu car le lépreux est en marge du culte synagogal. Il n’a plus la possibilité de se présenter devant Dieu. Il demeure un « intouchable ».

  1. 2.      Le lépreux, un homme réhabilité

Dans le passage de l’évangile qui nous est proposé en Marc 1, 40-45, l’existence du lépreux va radicalement changer avec sa rencontre avec le Messie. Certes, le lépreux ne touche pas physiquement Jésus mais il s’approche de Lui, mieux il ose entamer une conversation avec le Seigneur relativement à sa guérison. Jésus ne le repousse pas. Au contraire, il s’approche du lépreux, bravant ainsi toutes les lois de son époque dont la tendance était l’exclusion de l’autre par sa mise à l’écart. Tous les deux brisent le mur de la séparation entre les « impurs » et les « purs ».

De plus, avant de prononcer la parole de guérison, Jésus touche « physiquement » le lépreux. Le fait de le toucher est pour le Seigneur une manière de le réintégrer dans la société des Hommes car malgré son handicap, le lépreux est et demeure avant tout un être humain avec la même dignité que tous. Le Seigneur met fin au mépris dont il est l’objet et lui permet de retrouver son honneur de personne. Puis il lui dit : « Je le veux, sois purifié ». Par sa Parole, le Christ le sauve et lui permet de retrouver la dimension spirituelle de sa vie. Cette double1 réintégration ou réhabilitation doit être attestée par le prêtre.

Dans notre monde, il y a tant de « lépreux », c’est-à-dire de personnes rejetées, exclues, ignorées et meprisées, des personnes à qui on dénie le droit élémentaire, celui d’être un homme, des personnes qu’on a « tuées » socialement parce qu’elles sont différentes de nous. Ainsi, chaque fois que je rejette l’autre, que je l’ignore, que je le repousse, je suis « la lèpre ». Voilà pourquoi l’attitude de bienveillance du Christ à l’égard du lépreux devrait tous nous interpeller dans notre manière d’être et de vivre. N’ayons pas peur de l’autre. Imitons donc le Christ comme l’affirme Paul, faisons-nous tout à tous pour en gagner quelques-uns au Christ.

Aussi, dans le contexte de la Covid-19, tout en respectant les mesures barrières, l’on peut trouver d’autres moyens pour maintenir ou pour garder intact le lien avec tout le monde. Cela passe et passera par l’usage conscient des NTIC.

Mes bien-aimés dans le Seigneur, les textes de ce dimanche nous exhortent donc à une prise de conscience de la dimension universelle de notre humanité voire de notre fraternité. Nous sommes tous des Hommes appelés à nous rassembler autour du Christ et par le Christ. Car en sa personne, il n’y a plus ni Juif, ni grec (cf. Galates 3, 28). En sa personne le mur de la séparation n’existe plus.

Bon dimanche à tous. Que le Seigneur nous purifie de la lèpre qu’est le péché. Qu’il ne retienne pas nos offenses.

 

 

Père Sylvain du Saint Nom de Jésus, Vicaire Paroisse Sainte Famille Riviera 2

 

 

 

 

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