Mardi 6 décembre 2022

Voici l'amour dont nous sommes aimés ! Cette petite parabole nous dit quelque chose au sujet de Dieu : il est toujours à notre recherche, peu importe la distance qui nous sépare. Cela nous dit aussi quelque chose sur nous-mêmes. En effet, peu importe la distance que nous mettons entre Dieu et nous, ou bien, la nature de nos difficultés dans la vie, nous n’avons qu'à nous tourner vers Dieu ; il s'occupera de nous. Si nous voyions ceux qui nous entourent comme des brebis égarées et retrouvées par le Père et non pas tout simplement comme des brebis égarées, nous serions en mesure de voir plus souvent et de plus près le visage de Dieu. Comme dit saint Astierius d'Amasée : « La parabole du Bon pasteur et de la brebis égarée nous enseigne que nous ne devons pas nous méfier précipitamment des hommes ni nous lasser d'aider ceux qui sont en danger ».

Il nous arrive de reprocher au Seigneur son retrait. Qui ne s’est pas surpris à demander parfois avec colère et incompréhension mais où es-tu, évitant de se demander, où suis-je, comme si nous voulions Lui imposer notre chemin.

L’effacement apparent de Dieu n’est que le signe de sa délicatesse pour ne point s’imposer. Il est cet être absolument libre qui en appelle à notre liberté avec les mots qui sont ceux du vocabulaire de l’amour : « veux-tu m’aimer, m’aimer encore ». Cette parabole témoigne de la tendresse du Seigneur, de sa patience et de l’espérance qu’il porte en l’homme. Convertissons-nous !

P. Hippolyte AGNIGORI, Curé de la paroisse Saint Jean de Cocody

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