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Clôture de la Deuxième Assemblée générale du Conseil National du Laïcat

HOMELIE DU DIMANCHE 29 MAI 2022, 7ème DIMANCHE DE PAQUES

Cathédrale St Jean Baptiste de Korhogo

Monsieur le Préfet de Région,

Monsieur le Président du Conseil d’État, président du Conseil National du Laïcat de Côte d’Ivoire,

Monsieur le Vicaire Général de l’Archidiocèse de Korhogo,

Révérend SEN de la Commission épiscopale pour l’Apostolat des Laïcs, la Famille et les Pèlerinages,

Révérends Pères Secrétaires diocésains,

Frères et sœurs responsables nationaux de mouvements et associations d’Eglise,

Révérends Pères, Révérendes Sœurs,

Dignitaires des autres confessions religieuses,

Sœurs et frères bien-aimés,

 

Aujourd’hui, les lampions s’éteignent sur la deuxième Assemblée générale du Conseil national du Laïcat de Côte d’Ivoire ici à Korhogo, autour du thème « Pour un laïcat fort, construisons l’Église du Christ dans la synodalité ». Je me réjouis particulièrement de la décision de ce Conseil d’organiser ces assises de façon tournante, aux fins de faire connaître l’existence et les activités de cette faîtière de tous les apostolats menés par les fidèles laïcs au sein de notre Église locale.

 

Dans une lettre apostolique très célèbre de Saint Jean Paul II, sur la vocation et la mission des fidèles laïcs dans le monde, il souligne quatre principes particulièrement importants pour nous :

Tout d’abord : « l’homme qui souffre est le chemin de l’Église, parce qu’il est, avant tout, le chemin du Christ Lui-même, bon Samaritain, qui ne passe pas son chemin’ » (163).

Ensuite, le laïc occupe une place « irremplaçable » et a pour « engagement spécifique » « l’animation chrétienne de l’ordre temporel » , à travers des « œuvres de miséricorde corporelle et spirituelle » (41). Sur le même sujet, il indique que la charité « ne doit pas se séparer de la justice » , et que les fidèles laïcs « ne peuvent absolument pas renoncer à la participation à la ‘politique’ » ou à leur mission de promouvoir le bien commun (42).

De plus, « Le couple et la famille constituent le premier espace pour l’engagement social des fidèles laïcs » (40), et la famille en tant qu’Église domestique « est une communauté dont les liens sont renouvelés par le Christ » (52). En tant qu’Église domestique, la famille partage la mission de l’Église de bâtir le Royaume de Dieu à travers son travail quotidien, qui exprime l’amour entre mari et femme, et entre les membres de la famille.

Enfin, les fidèles laïcs doivent grandir et mûrir dans la foi aux fins de « surmonter en eux-mêmes la rupture entre l’évangile et la vie, en sachant créer dans leur activité de chaque jour, en famille, au travail, en société, l’unité d’une vie qui trouve dans l’évangile inspiration et force de pleine réalisation » (34).

Au nom de la Conférence des Evêques catholiques de Côte d’Ivoire, au nom du président de la Commission épiscopale pour l’Apostolat des Laïcs, la Famille et les pèlerinages, j’exprime ma plus vive gratitude à tous les responsables nationaux, diocésains et paroissiaux des conseils du laïcat, des mouvements et associations de fidèles laïcs, à tous les fidèles laïcs, pris collectivement et individuellement, pour votre engagement au service de Dieu, de l’Évangile, de la société. La vitalité de l’Église en Afrique en général, et chez nous en particulier, doit beaucoup au dynamisme des laïcs engagés dans divers ministères et mouvements d’action. Avec le synode, cette marche commune dans l’Église dont les travaux préparatoires ont commencé depuis le 10 octobre 2021 dans toutes les églises diocésaines du monde entier et connaîtront l’apothéose en octobre 2023 à Rome, avec ce synode donc, le Souverain Pontife, le Pape François souhaite engager davantage tous les fidèles dans la vie de l’Église, pour qu’elle soit plus unie, plus participative et plus missionnaire. Car, comme le disait son illustre prédécesseur, Saint Jean-Paul II, « « à eux, [c’est-à-dire aux laïcs]en particulier, il revient de témoigner que la foi constitue la seule réponse pleinement valable […] aux problèmes et aux espoirs que la vie suscite en chaque homme et en toute société » (34).

Dans la ligne du renouveau de l'Église proposé par le Concile Vatican II, ce cheminement commun que propose le Pape François  est à la fois un don et une tâche. En réfléchissant ensemble sur le chemin parcouru jusqu'à̀ présent, les fidèles laïcs, les consacrés et les clercs pourront apprendre de leurs expériences respectives, dans la force de l’Esprit Saint. Éclairés par la Parole de Dieu et unis dans la prière, nous serons en mesure de discerner les voies et moyens pour rechercher la volonté́ de Dieu et poursuivre la route vers la réalisation du Royaume, vers une communion plus profonde, une participation plus complète et une plus grande ouverture à l'accomplissement de notre mission dans le monde.

 

Nous pourrons alors avancer ensemble, à l'écoute de l'Esprit Saint et de la Parole de Dieu, pour participer à la mission de l'Église dans la communion que le Christ établit entre nous. Nous sommes tous appelés, en vertu de notre baptême, à participer activement à̀ la vie de l'Église. Dans les paroisses, les petites communautés chrétiennes, les mouvements laïcs, les communautés religieuses et les autres formes de communion, femmes et hommes, enfants, jeunes et personnes âgées, nous sommes tous invités à nous écouter les uns les autres afin d'entendre les appels de l'Esprit Saint, qui vient guider nos efforts humains, insufflant vie et vitalité à l'Église et nous conduisant à̀ une communion plus profonde pour notre mission dans le monde.

 

La Parole de Dieu en ce 7ème Dimanche du temps de Pâques nous invite à la prière. C’est la seule attitude qui convient à des disciples qui attendent la venue de l’Esprit Saint [Le Cénacle …]. L’Évangile nous montre Jésus lui-même qui va prier pour nous. Le but de la prière, c’est de nous mettre dans les dispositions pour recevoir le don que Dieu veut nous faire.

La première lecture nous montre la prière d’Étienne, le premier martyr. Il a suivi Jésus jusqu’au bout sans renoncer à sa foi, même devant la menace et la persécution. Etienne a été dénoncé exactement comme Jésus et pour les mêmes raisons. Il n’a pas renié le Christ glorifié. Cette vision qu’a eue Etienne de la gloire du Christ va lui donner la force d’affronter le même destin que son maître. Sa prière est pour nous un modèle de confiance. Il meurt en contemplant la gloire du Christ au ciel. En écoutant ce témoignage, nous pensons aux très nombreux martyrs d’aujourd’hui. Leur vie et leur mort nous interpellent : qu’avons-nous fait de notre baptême ?

 

Avec la deuxième lecture, nous avons une deuxième prière. C’est celle de toute l’Église au Christ vainqueur de la mort du péché. Nous avons là un message d’espérance adressé à des chrétiens persécutés. Quoi qu’il arrive, rien, ni personne, ne peut empêcher le Christ de vouloir nous associer à sa victoire. Avec lui, c’est un monde nouveau qui est en train de naître, un monde rempli de l’amour qui est un Dieu. Tous les assoiffés peuvent s’approcher et boire l’eau de la vie. Il faut que cette bonne nouvelle nous remplisse de joie et de confiance malgré les épreuves de la vie. Jésus est à jamais vivant. Et nous le supplions : “viens”. Cette prière est déjà exaucée. Amen ! Mais elle ne le sera pleinement que dans la gloire du Royaume.

Avec l’Évangile, nous avons une troisième prière. C’est une prière qui nous fait entrer dans l’intimité de Jésus avec son Père. Jésus prie pour tous les hommes qu’il est venu sauver. C’est tous les hommes du monde entier qu’il porte dans ses mains pour les offrir au Père. Il veut que l’humanité soit unie dans l’amour qu’il est venu proposer. Ce qu’il veut de toutes ses forces, c’est que le monde croie : « Que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et moi en toi. Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. »

En rapport avec le synode, Jésus prie, pourrait-on être tenté de dire, Jésus prie pour une Église synodale, qui n’a sa source que dans l’unité du Père, du Fils et du Saint Esprit : une Église-communion, une Église-participation et une Église-mission. L’histoire de Dieu avec les hommes est une grande aventure, une histoire d’amour. Dieu est Amour, il aime les hommes, et il envoie son Fils pour le leur dire de vive voix !

A la suite de Jésus-Christ, tout Chrétien, consacré, clerc ou laïc peut dire ou devrait pouvoir dire : « Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. » Cette vérité qui est l’amour sans limites de Dieu, pour l’humanité. Mais il ne faut pas se faire d’illusion.

Comme Jésus, les disciples vivront le déchirement, le drame du refus par ceux à qui ils annonceront pourtant la meilleure nouvelle qui soit, la bonne nouvelle du salut. Le monde est l’objet de l’amour de Dieu et de ses prophètes, mais aussi et en même temps, le lieu du refus de cet amour. « Si le monde a de la haine contre vous, sachez qu’il en a eu d’abord contre moi...Mais courage ! Moi, je suis vainqueur du monde. » (15,18 ; 16,33). C’est sur ce cri de victoire qu’il nous faut rester : nous savons que le chant d’amour de Dieu pour l’humanité finira bien par être entendu. A l’instant même où Jésus fait cette grande prière, où il se confie ainsi à son Père devant ses disciples, il sait bien qu’il est déjà exaucé ; lui qui a dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m’as exaucé. Je le savais bien, moi, que tu m’exauces toujours… » (Jn 11,41-42).

La quatrième prière pour la Liturgie de ce jour, mais une prière à l’échelle mondiale, c’est celle que nous faisons monter vers Dieu aujourd’hui pour toutes les mères : mères d’ici, mères d’ailleurs ; mères en vie, mères décédées ; mères génitrices, mères spirituelles [Honneur à vous les mères, honneur à toutes les mères et les futures mères].

Seigneur, en ce jour de fête et de joie, nous voulons te rendre grâce, te dire merci pour toutes les mères : celles qui sont encore parmi nous, et celles qui t’ont rejoint. Merci pour nos mères, qui, les premières, nous ont fait connaître ce que signifie aimer et être aimé. Par leur amour, c’est ton amour qui se révèle à nous . Par leur sourire, c’est ta joie qui nous rejoint. Par leurs mots d’encouragement et de consolation, c’est Ta voix que nous entendons. Oui Seigneur, tu as créé la maman avec un cœur semblable au tien. Nous te demandons de bénir la maman heureuse et bien entourée, la maman oubliée, la maman violentée, la maman rejetée, la maman adoptive, la maman endeuillée, la maman malade. Toi qui peux tout par ton Esprit Saint, accorde-leur ton amour et ta tendresse. Mets dans leur cœur ta paix et ta joie. Accorde à celles qui sont comblées de savoir consoler celles qui sont oubliées. Merci Seigneur pour les mères, les grands-mères et les futures mères. Montre-leur ta bonté en leur faisant vivre aujourd’hui la plus belle des journées. AMEN.

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Père Emmanuel WOHI NIN

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