Mardi 20 octobre 2026, 29e Semaine du Temps Ordinaire. Année A. Année Paire. Férie. Couleur liturgique : Vert
Textes
Éphésiens 2, 12-22 ; Psaume 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14 ; Luc 12, 35-38
Dans Éphésiens 2, 12-22, Paul nous révèle les conséquences qui découlent de notre adhésion au Christ. Autrefois, nous étions païens, loin de Dieu. Désormais, appartenant au Christ par notre profession de foi publique, nous sommes introduits dans la cité des Saints, devenant ainsi leurs concitoyens. Désormais, nous avons notre part à jouer dans la croissance et l'avènement du règne de Dieu. Nous n'avons donc pas le droit de banaliser ́notre identité de chrétiens en menant une vie de désordre. Être chrétien est un honneur que Dieu nous fait. Sur le plan socio-anthropologique, notre adhésion au Christ nous conduit à nous ouvrir aux autres, sans distinction aucune. Le chrétien vit ainsi une fraternité universelle qui suscite en lui le désir, la volonté et la capacité à faire la paix. Cette paix nous a été acquise par le Christ dans sa mort sur la Croix. Là, il nous a réconciliés avec son Père et il nous a réconciliés entre nous. C'est donc un appel à refuser tout ce qui est cause de séparation entre nous : haine, colère, mépris, orgueil, arrogance, etc.. Par notre oui au Christ, nous sommes devenus une famille, la Famille de Dieu, l'Église. Dans cette Église, chacun a sa place, un rôle à jouer et chacun doit être respecté dans sa dignité d'enfant de Dieu. Dans Luc 12, 35-38, Jésus nous appelle à la vigilance, une vigilance quotidienne, permanente et active car nous ne savons pas le moment où le Seigneur nous visitera : " « Restez en tenue de service, votre ceinture autour des reins, et vos lampes allumées...» Restez en tenue de service, c'est garder vive notre foi, demeurer toujours dans la fidélité au Seigneur par la prière, la méditation régulière de la Parole de Dieu et la pratique des œuvres de charité et de miséricorde. Nous n'avons donc pas le droit de nous laisser gagner par la paresse spirituelle ou de nous endormir dans une forme de complaisance spirituelle. Notre bonheur et notre bénédiction dépendent de notre vigilance et de notre disponibilité spirituelles .
Que le Seigneur enlève de nos cœurs toute pensée malveillante, de nos bouches toute parole blessante et de notre comportement toute attitude méprisante. Que la bonté, le respect et la charité nous accompagnent toujours. Dieu nous bénisse abondamment. Douce journée.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



