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CELEBRATION DES 15 ANS DE LA PAROISSE SAINT JOSEPH ARTISAN DE COCODY BONOUMIN

Ce samedi 19 juillet 2025, la paroisse Saint Joseph de Cocody Bonoumin a célébrée ses 15 ans d’existence. La messe était présidée par l’ordinaire du lieu, son éminence Monsieur le cardinal Ignace Bessi BOGBO. Il avait à ses côtés son éminence Jean Pierre cardinal KUTWA, évêque émérite d’Abidjan.

 

Au début de la messe, Madame Yvonne BOSSO a donné la nouvelle du jour. A sa suite, Monsieur Etchien Jean-Yves Cyrille, premier vice-président du Conseil pour les affaires Economiques a présenté à l’assemblée l’historique et l’architecture de  l’église.

Père Jean-Baptiste DIAHOU


 

HOMELIE DE LA CONSECRATION DE L'EGLISE DE SAINT JOSEPH DE BONONMIN

« L'heure vient, et c'est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4, 23).

Chers frères et sœurs.

Nous célébrons, dans l'allégresse, la consécration de l'église saint Joseph de Bononmin. Cette cérémonie, appelée aussi dédicace, en fera un sanctuaire dédié à l'adoration de Dieu. Les textes proclamés, à cette occasion solennelle, ont trait à l a cérémonie de dédicace du temple (cf 1 R 8 ) e t à l'adoration (cf Jn 4). En m'appuyant sur eux, je voudrais découvrir, avec vous, les vrais adorateurs dont parle Jésus en ces termes : « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4, 23).

Adorer c'est prier, rendre un culte. Ce culte peut impliquer des gestes corporels qui vont jusqu'à la prosternation devant Dieu. Celui qui adore reconnait la gloire et la majesté de Dieu. L'adoration intègre des pensées et des paroles qui doivent être en adéquation: ce que prononce les lèvres doit traduire exactement ce que pense le cœur, et qui est traduit dans le comportement. Sinon celui qui rend un tel culte à Dieu se ment à lui-même, ment à l'assemblée et ment à Dieu. Il encourt, ainsi, le reproche que Dieu fait à son peuple : « Ce peuple m'honore des lèvres, mais leur cœur est loin de moi» (Mt 15, 8).

Chers frères et sœurs.

« Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4,23). Les vrais adorateurs imitent le roi Salomon. Salomon, dans les premiers moments d e s a royauté, nous apparaît comme un vrai adorateur. Il avait une conscience droite, loin de la fourberie, purifiée du matérialisme et résolument tournée vers la vraie connaissance de Dieu et de l'homme. Voilà pourquoi, à peine intronisé roi, il demande humblement, dans la prière, la sagesse pour bien gouverner le peuple de Dieu. Cette prière qui est un acte d'adoration plut à Dieu qui lui accorda une sagesse incomparable, et, par-dessus le marché, et en surabondance, les richesses de ce monde (cf 1R 3). Doté de sagesse et de richesses, Salomon pouvait construire un temple au Seigneur. La prière qu'il adresse à l'occasion de la consécration du temple, apparait, par conséquent, comme une adoration vraie. On y perçoit la pureté de sa connaissance de Dieu : il sait que Dieu est au-dessus de tout ; il sait que le ciel et la terre, le temple ne peuvent le contenir ; il sait aussi que Dieu veut faire habiter son nom dans le temple; et que du ciel, il veut écouter la prière qui sera dite dans le temple (cf 1R 8). En demandant non pas les richesses de ce monde mais uniquement la sagesse qui commence avec la crainte du Seigneur (cf Pr 1,7), en dédiant ensuite ses richesses pour le temple de Dieu, il s'est comporté en vrai adorateur. A l'imitation de Salomon, évitons d'être des adorateurs matérialistes, qui viennent adorer Dieu uniquement pour les biens matériels, et qui passent le clair de leur temps à les demander. Adorons Dieu pour ce qu'il est et demandons-lui ce qui nous dépasse et qui est plus important que l'or et l'argent, c'est-à-dire la sagesse, la sainteté, le salut éternel.

Chers frères et sœurs.

Bien plus que Salomon, les vrais adorateurs imitent Jésus, « car ici, il y a bien plus que Salomon » (Lc 11, 31). Quand Jésus parle de vrais adorateurs, cela s'entend de ceux qui rendent un culte qui plait à Dieu. Le contexte dans lequel Jésus utilise cette expression nous oblige à nous attarder en Samarie (cf Jn 4). Jésus, qui est Juif, s'entretient avec une Samaritaine, au bord du puits de Jacob. La Samaritaine est membre d'un peuple ennemi des Juifs. Les Juifs et les Samaritains se disputaient la vraie religion. A la centralité du culte à Jérusalem tenue par les Juifs (cf Dt 12, 5.11), les Samaritains opposaient la centralité du culte sur la montagne de Samarie (cf Jn 4, 20). Cette question les divisait et les opposait même, au point que les deux peuples en étaient arrivés à se refuser l'hospitalité. Jésus en a fait les frais (cf Lc 9, 51-55). Les querelles de religion entre les deux peuples étaient, pour lui, un vrai désastre. Voilà pourquoi sa réponse se situe sur une autre montagne : ni sur la montagne de Samarie qui méprise les Juifs, ni sur la montagne de Jérusalem, le mont Sion qui méprise les Samaritains. Jésus est sur la montagne de l'esprit et de la vérité qui rassemble. De cette montagne spirituelle qui rassemble tous les peuples dans la même adoration, il déclare : « Les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité » (Jn 4, 23).

C e verset laisse entendre que les faux adorateurs n'adorent pas en esprit et en vérité. Ces faux adorateurs se trouvent aussi bien chez les Samaritains, les Juifs que chez tous les peuples. La communauté paroissiale de Saint Joseph de Bononmin ne fait pas exception. Les faux adorateurs sont caractérisés essentiellement par le matérialisme, le mensonge et l'ignorance dans le culte rendu à Dieu. Ce matérialisme, ce mensonge et cette méconnaissance de Dieu produisent les discriminations, les divisions, l'hypocrisie, l'adoration du bout des lèvres, sans cœur et sans conscience, la tendance à acheter Dieu, à ne rechercher auprès de Dieu que les biens matériels passagers, l'idolâtrie, le m'as-tu-vu, l'esprit de concurrence, la tendance à confondre prière et bruits.

Chers frères et sœurs.

Devenons de vrais adorateurs en imitant Jésus. Car, en vérité, il n'y a qu'un vrai adorateur, un seul. C'est Jésus. C'est lui, le seul vrai adorateur du Père. Car c'est lui seul qui adore en esprit et en vérité, lui qui est la vérité, et donne l'Esprit de vérité, lui qui connait le fond de Dieu et le fond de l'homme. Il n'est ni sur la montagne de la division avec les Samaritains, ni sur la montagne de la division avec les Juifs. Il est l'Amour qui unit tous les peuples et les rassemble dans la même Église, lui qui, élevé de terre, a attiré à lui tous les peuples (cf In 12, 32), faisant d'eux un seul corps, son Corps, l'Église (cf Eph 2, 16-18). Non seulement Jésus est le vrai adorateur, mais il est aussi le vrai lieu d'adoration du Père. Son corps est le vrai temple de Dieu, le lieu de la rencontre avec le Père. Il révéla cette vérité fondamentale, à l'occasion de sa furie contre les marchands de Jérusalem qui avaient transformé le temple de Jérusalem en un lieu d'escroquerie, un repaire de voyous et de bandits, orchestrant la fausse adoration, l'adoration de Mammon, le dieu Argent. Il affirma, à cette occasion, que son corps est un vrai sanctuaire (cf Jn 2, 21).

Fuyons la mauvaise adoration qui divise. Fuyons la division et la classification des peuples pour construire le temple de Dieu dans lequel il n'y a plus ni étrangers, ni autochtones. L'apôtre Paul est sans détour, à ce sujet : « Ainsi donc, vous n'êtes plus des étrangers ni des hôtes...Vous êtes de la maison de Dieu...En lui vous aussi vous êtes intégrés à la construction pour devenir une demeure de Dieu dans l'Esprit » (Eph 2, 19-22).

En Jésus dont le corps est le sanctuaire, lieu d'adoration vraie, faisons de nos corps de véritables sanctuaires, lieux d'adoration vraie. Laissons un espace propre et pur à l'Esprit Saint qui fait de nos corps ses temples (cf 1 Co 3, 16; 6, 12-19; E p 2 , 22).

Une telle adoration sur la montagne de l'amour, ne fait pas de bruit. L'amour ne fait pas de bruit, parce que le bruit ne fait pas de bien. Sortons donc de l'adoration bruyante qui empêche les autres et nous-mêmes de dormir. Ne savons- nous pas que Dieu comble son bien-aimé quand il dort ? « En vain tu retardes ton repos, tu manges un pain de douleur, quand Dieu comble son bien aimé quand il dort» (Ps 127(126), 2).

Tel fut saint Joseph de Nazareth ; un vrai adorateur; un adorateur silencieux. Dans le silence de l'obéissance et de la contemplation, il a été un vrai adorateur. Entrons, avec lui, dans « La force du silence contre la dictature du bruit». Entrons avec Joseph dans l'adoration silencieuse, en esprit et en vérité. C'est là que Dieu nous attend et nous entend ; car notre Dieu n'est pas sourd : « Lui qui a planté l'oreille, il n'entendrait pas » (Ps 95 (94), 9) ?


Mot de bienvenue 19 juillet 2025 (Madame Yvonne BOSSO a donné la nouvelle du jour)

Eminence Monsieur le Cardinal Dogbo Ignace BESSI, Archevêque Métropolitain d’Abidjan,

Eminence Monsieur le Cardinal Jean-Pierre KUTWÃ, Archevêque émérite d’Abidjan et Administrateur sede plena du diocèse de Man,

Excellence Monseigneur……

Mesdames et Messieurs les membres du Gouvernement,

Monsieur le Maire de la commune de Cocody,

Madame la députée de Cocody,

Nos révérends seigneurs chapelain de sa Sainteté et vicaire général

Révérends pères,

Vénérés guides religieux des communautés chrétiennes et musulmanes,

Révérends frères, Révérendes sœurs, 

Personnalités politiques, administratives, militaires et coutumières,

Honorables invités,

Chers frères et sœurs qui nous suivez à partir des médias

Chers frères et sœurs, paroissiens et paroissiennes,

Bienvenus chez vous, dans la maison de Dieu, sous le titre de saint-Joseph Artisan, patron des travailleurs, protecteur de l’Eglise, chef de la Sainte Famille. Oui, vous êtes ici  chez vous, c’est ainsi que la communauté paroissiale a pensé et réalisé cette œuvre qui nous réunit ce matin.

En effet, il y a 15 ans notre bien-aimé pasteur François ABONGA, alors curé de la paroisse Sainte Famille de la riviera 2,  prenait le risque de nous engager dans ce projet apparemment fou, de bâtir ici à Bonoumin, « en bordure de ce trou de crapauds », une zone marécageuse sans voies d’accès, un édifice dédié à Dieu.

Oui, avec notre pasteur nous avons rêvé, et au fil des années, notre rêve est devenu réalité. A l’exemple des premiers chrétiens, chaque membre de notre communauté, avec le soutien d’âmes généreuses, sous la coordination de pasteurs visionnaires et fous de Dieu, a contribué à faire sortir de la boue de Bonoumin, cet édifice qui se dresse fièrement au cœur de ce quartier.

Quelle joie et même quelle fierté pour nous, de pouvoir répondre aujourd’hui sans hésitation à notre bien-aimé Archevêque Emérite : « oui, Eminence Monsieur le Cardinal Jean-Pierre KUTWÃ, Bonoumin est habité, et les habitants ont pu y bâtir une église ! »

Chers tous, « Pour apprécier la joie à sa pleine mesure, il faut quelqu'un avec qui la partager », a  dit Mark Twain, un écrivain américain !

C’est la raison pour laquelle nous avons pris soin de réunir autour de nous, en présence de notre Père Archevêque, Monsieur le Cardinal Dogbo Ignace BESSI, vous toutes et vous tous, qui avez cru en ce rêve, pour qu’ensemble, nous puissions, par nos prières soutenues, en présenter le fruit au Père, par le Fils Unique, notre Seigneur Jésus-Christ, le Vivant à jamais.

Eminences,

Bien-aimés pasteurs,

Distingués invités,

Chers frères et sœurs,

Telle est la merveilleuse nouvelle qui nous réunit ce jour !

Entrons dans cette célébration eucharistique avec une grande piété, le cœur rempli de joie pour le travail abattu,  et vivons avec une attention soutenue, chacune de ses étapes, sous le regard affectueux de Saint Joseph et de Notre-Dame des Victoires.

Bonne célébration eucharistique à toutes et à tous !


PRÉSENTATION DE L’HISTORIQUE ET L’ARCHITECTURE DE  L’ÉGLISE

( Monsieur Etchien Jean-Yves Cyrille, premier vice-président du Conseil pour les affaires Economiques)

Éminence,
Révérends Pères,
Révérendes Sœurs,
Autorités politiques, administratives, militaires et coutumières,
Distingués invités,
Frères et sœurs,
Paroissiens et Paroissiennes

La paroisse Saint-Joseph Artisan est conçue sur le lot n°985, lot n°71, d’une superficie de 3900 m², située à Bonoumin, dans la commune de Cocody. L’œuvre qui va être consacrée est bâtie sur une superficie utile de 2483 m². L’édifice qui va être dédicacé ce jour du samedi 19 juillet 2025 est la matérialisation d’un rêve qui a commencé il y a 20 ans, avec la première messe célébrée sur ce site, le dimanche de pâques de l’an 2006, puis la pose de la première pierre le 15 février 2015, enfin le début des travaux le 6 juillet 2017. Cette bâtisse est l’expression de la foi d’une communauté composée majoritairement à l’époque de familles qui ont fui le conflit armé de 2002 à Bouaké pour se réfugier ici.

Bonoumin était une zone marécageuse, sans voie, donc difficile d’accès, comme son nom l’indique en langue Atchan (la bordure d’un trou de crapaud).

C’est certainement cette situation et ce nom qui ont donné lieu à ce plan architectural, dont la façade principale et la façade arrière en demi-cercle, comme un dos arrondi, expriment la protection. Dieu qui prend dans ses bras toutes les personnes qui entrent dans ce lieu pour les protéger. Nous pouvons y voir également l’affection dont le Bienheureux Joseph, notre patron et la Bienheureuse Vierge Marie ont entouré Jésus.

L’entrée principale, se présentant comme une ouverture en forme d'entonnoir,  invite les fidèles à occuper tout l’espace de ce lieu de prière, pour chanter les merveilles de Dieu.

Sur la façade principale, trône la Bienheureuse Vierge Marie, image de l’immaculée conception qui rappelle notre état de sainteté à retrouver en nous rapprochant de Dieu, ainsi que le portrait de l'Apôtre Jean que la Tradition nomme le disciple bien-aimé, nous invitant tous à être des disciples bien-aimés du Maître Jésus Christ.

Le bâtiment présente trois entrées. Ces trois entrées donnent accès à un seul et même lieu, symbolisant la Sainte Trinité : un seul Dieu en trois personnes. A gauche de l’entrée principale nous avons la Bienheureuse Vierge Marie, Notre-Dame des Victoires et à droite, Saint-Joseph Artisan. Tous deux veillent sur les fidèles tournés vers l’autel comme ils ont su veiller sur le petit Jésus.

Au-dessus de l’entrée principale, se trouve un vitrail dans l’œil de bœuf, qui matérialise le baptême de Jésus par Jean le baptiste, pour signifier que le baptême est le premier sacrement que toute personne reçoit et qui fait entrer dans la grande famille des enfants de Dieu qu’est l’Eglise.

Ce vitrail est encadré par deux vitraux qui retracent l’épisode du baptême de notre Seigneur Jésus : Jean qui prêche dans le désert et l’Esprit Saint, sous forme d’une colombe, qui descend sur Jésus après son baptême.

Six autres vitraux, répartis en trois de chaque côté de l’édifice, nous font découvrir la beauté de Mère Eglise à travers les sacrements qui sont des signes visibles de la grâce invisible de Dieu, institués par le Christ. Ce sont l’eucharistie, la confirmation, l’ordre, le mariage, la pénitence et l’onction des malades.

Nous avons au total sept sacrements, symbole de la perfection pour signifier qu’en Dieu tout est parfait.

Ces 6 vitraux sont encadrés de vitraux qui nous font parcourir quelques épisodes de la vie de notre Seigneur Jésus Christ.

A gauche du chœur, nous avons : la visitation, la pêche miraculeuse, la multiplication des pains et des poissons, les noces de Cana.                                        À droite du chœur, nous avons : la création, la rencontre de Jésus avec le samaritaine et Jésus qui enseigne.

De part et d’autre des côtés, nous avons Saint-Pierre et Saint-Paul, qui sont les deux colonnes de l’Église et qui par leur intercession soutiennent la prière des fidèles.

En entrant dans l'église, nous découvrons aussi des poteaux en forme cylindrique qui soutiennent la mezzanine qui retracent la vie de notre Seigneur Jésus-Christ, de sa naissance à sa résurrection, certains de ces poteaux portent les noms des donateurs, des curés ayant servi la paroisse, des entreprises qui ont participé à la construction de cette œuvre, du Cardinal Jean Pierre KUTWà qui a érigé cette paroisse ; sur d’autres, un clin d’œil est fait aux paroissiens et aux vicaires, à la Fédération Ivoirienne de Football, aux Eléphants Footballeurs et aux Bienfaiteurs connus et anonymes.                                 Un peu plus en avant, nous avons des poteaux de forme carrée qui racontent la vie du Bienheureux Joseph : des fiançailles avec la Bienheureuse Vierge Marie jusqu’à sa mort dans les bras de Jésus et sa mère.

La toiture de l’édifice présente trois pentes latérales et une pente de l’avant vers l’arrière pour rappeler également la Sainte-Trinité.
Ce symbole trinitaire s’exprime aussi dans les 2 séries de marche qui donnent accès au chœur et qui nous mènent à l’autel, lieu du sacrifice parfait, pur et saint.

Le crucifix, qui se dresse fièrement dans le sanctuaire et qui est ceinturé par des images de Saint-Joseph Artisan, nous rappelle Jésus mort pour que nous ayons la vie, qui se donne en nourriture dans les saintes espèces qui seront conservées dans le tabernacle ayant la forme d’un calice et du pain rompu, avec les initiales IHS : Jésus, Sauveur des hommes.

Les couleurs dominantes de l’édifice sont le blanc et le marron :

  • le blanc qui nous invite sans cesse à la pureté comme notre Père céleste est pur
  • et le marron qui nous rappelle le bois, la matière de travail de Saint-Joseph.

La diversité des couleurs des vitraux nous indiquent la beauté de la création, la marche synodale de tous les peuples vers le Royaume des Cieux et la joie qui doit sans cesse jaillir de nos cœurs, en entrant dans la maison de Dieu.

Chers frères et sœurs, les travaux de cet édifice, qui ont débuté le 6 juillet 2017, portent sur 3 blocs.

D’abord un rez-de-jardin qui compte une chapelle dédiée à Saint-Joseph, notre saint patron que l'Archevêque bénira en fin de célébration, une sacristie, un local technique, une salle de réunion et 16 salles pour la catéchèse et les rencontres des groupes de la paroisse, 2 blocs de salles d’eau dont un déjà disponible. Ces salles sont encore inachevées.

Ensuite, le rez-de-chaussée, où nous nous trouvons. C’est le local principal qui compte :

  • 2 sacristies externes
  • 1 sacristie interne
  • 1 salle de rangement
  • 1 parvis
  • La nef de 1200 places assises,
  • une salle d’eau pour personne âgée ou à mobilité réduite

Enfin, la mezzanine qui compte 300 places assises.

Cette œuvre dédiée à la gloire de Dieu n’a pas de coût. Elle manifeste tout simplement le déploiement de l’amour des paroissiens pour Dieu qui les a créés et qui a envoyé son Fils Unique Jésus Christ pour les sauver.

L’amour n’a pas de limite. Il se donne jusqu’à l’extrême.

La dédicace de ce bel édifice se fait dans l’année du jubilé de cristal (15 ans) de l’érection canonique de cette paroisse pour signifier la beauté de la marche avec le Seigneur. Laquelle marche est parsemée d’embûches mais faite aussi de joie ; joie de bâtir une demeure terrestre pour Dieu, joie de marcher ensemble vers la Patrie céleste, joie d'être témoins de l’espérance qui ne déçoit pas.

Eminence, nous vous remettons en cet instant mémorable la clé et le plan de cette église.

Je vous remercie.