Samedi 07 mars 2026, 2e Semaine de Carême. Année A. Année Paire. Mémoire facultative de Sainte Perpétue et Sainte Félicité, martyres. Couleur liturgique : Violet
Textes
Michée 7, 14-15.18-20 ; Psaume 102 (103), 1-2, 3-4, 9-10, 11-12 ; Luc 15, 1-3.11-32
Dans Luc 15, 1-3.11-32, Jésus est indexé par les Pharisiens qui l'accusent de faire bon accueil aux publicains et pécheurs et même de manger avec eux. On le sait, le repas a une forte valeur sociale. Manger avec quelqu'un est le signe de notre amitié et de notre proximité. Les pharisiens reprochent à Jésus d'être proche de ceux qu'ils qualifient de publicains et pécheurs. Dans sa réponse, Jésus utilise une parabole fort expressive, celle dite de " l'enfant prodigue" pour mettre en lumière l'étendue de la miséricorde de Dieu envers le pécheur. Dans ce récit, l'accent est mis sur la miséricorde hyper-généreuse et débordante du père, un père qui respecte la liberté et la volonté de son fils quand ce dernier lui réclame sa part d'héritage et décide de s'affranchir de la tutelle paternelle, un père qui chaque jour guette le retour de son fils, un père qui se réjouit en voyant son fils revenir et qui le célèbre avec faste, un père qui supplie le fils aîné de rester dans la communion avec lui. Ce père, c'est Dieu lui-même. Le péché est une décision libre, volontaire et personnelle de quitter Dieu pour chercher à se réaliser par soi-même. Dieu respecte toujours nos choix même si cela est contraire à son projet de bonheur pour nous. Si nous revenons vers lui après avoir avoué et confessé nos péchés d'un cœur contrit, Dieu ne nous refuse pas sa miséricorde. Il est toujours prêt à nous accorder son pardon si nous nous reconnaissons pécheurs. Car l'amour de Dieu est plus grand que tout, est plus grand que tous nos péchés. Dieu est heureux de nous voir revenir à lui et d'entrer à nouveau dans la pleine communion avec lui. Si le péché nous a coupés de Dieu, éloignés de lui, par le sacrement de la confession, Dieu nous réintroduit dans la pleine communion avec lui. Le sacrement de la confession n'est pas le lieu où Dieu nous juge. Il est le sacrement de l'amour gratuit de Dieu qui nous réhabilite dans notre dignité d'enfants de Dieu. Qu'il est beau de se savoir toujours aimé de Dieu et d'être toujours reconnu par lui comme son enfant bien-aimé " “ car mon fils que voilà était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé.” ". Si le péché signifie la mort puisqu'il nous coupe de Dieu, notre source de vie, la miséricorde de Dieu reçue nous procure la vie. Dieu nous aime en dépit de nos péchés. De plus, ne soyons pas comme les pharisiens. Ne soyons jamais jaloux si Dieu accorde sa grâce à telle ou telle personne. Tout Homme est digne de bénéficier de l'amour de Dieu. Cela n'est pas réservé exclusivement à une catégorie de personnes. Que l'amour miséricordieux de Dieu soit notre lot quotidien et nous maintienne sans cesse dans la communion avec lui. Dieu nous bénisse abondamment. Agréable week-end.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



