Dimanche 12 avril 2026, 2ème Dimanche de Pâques ou de la Divine Miséricorde. Année A. Année Paire. Couleur liturgique : Blanc

Textes
Actes 2, 42-47 ; Psaume
117 (118), 2-4, 13-15b, 22-24 ; 1 Pierre 1, 3-9 ; Jean 20, 19-31

Actes 2, 42-47 met en lumière le trait caractéristique de la première communauté chrétienne : l'unité de ses membres. Cette unité était le socle ou le fondement de la solidité et de la vitalité de la communauté naissante après la résurrection du Christ. La prise de conscience de l'appartenance à la même famille, fondée sur la même profession de foi en Jésus Christ conduisait chacun à se sentir responsable du bien-être des autres. Cela se traduisait ainsi : " Tous les croyants vivaient ensemble, et ils avaient tout en commun ; ils vendaient leurs biens et leurs possessions, et ils en partageaient le produit entre tous en fonction des besoins de chacun." Le bien du groupe était important sans occulter la prise en charge de chacun. Nous sommes une famille diocésaine, paroissiale. La manière de vivre des premiers chrétiens devrait nous interpeller sur notre engagement dans l’Église. Si nous donnons généreusement, notre Église pourra prendre en charge les personnes vivant dans des situations de précarité et en situation de fragilité. Nous ferons ainsi reculer les frontières de la misère et de la souffrance existentielle. Aussi, pour parvenir à la pleine communion ecclésiale, les premiers chrétiens s'appuyaient sur la prière, l'enseignement des Apôtres et la fraction du pain. En un mot l'unité des premiers chrétiens prenait sa racine en Dieu lui-même. Si nous voulons être vraiment unis, il nous faut nous nourrir de la Parole de Dieu, prier ensemble régulièrement et participer activement à la messe avec assiduité. Ces rites réalisent notre communion avec Dieu et partant notre communion fraternelle. Faire preuve de partage et de charité, c'est ouvrir son cœur à l'autre. C'est cela la miséricorde. Dans les apparitions de Jésus ressuscité telles que rapportées par Jean 20, 19-31, on peut faire ressortir les éléments suivants : la paix, le pouvoir de remettre et de retenir les péchés l'invitation à croire en dehors même de tout signe ou de toute preuve empirique. Jésus donne la paix à ses disciples, des disciples bouleversés, inquiets et apeurés par la mort tragique du Maître et Seigneur. À toi qui es habité par la peur, toi qui t'inquiètes pour ton avenir, toi qui penses que Dieu est absent de ta vie, Jésus te donne sa Paix. Cette paix ne signifie pas absence de difficultés. Mais elle est une force pour faire de tes difficultés des occasions d'un abandon total et serein à Dieu. Puis Jésus donne un pouvoir énorme aux disciples : remettre ou retenir les péchés. C'est un pouvoir de service pour communiquer la miséricorde de Dieu. C'est un appel à devenir des artisans de miséricorde et de pardon en ce dimanche de la miséricorde. Enfin, la réponse de Jésus à Thomas doutant de la réalité de la résurrection est claire et sans équivoque : " Heureux ceux qui croient sans avoir vu." La foi n'a pas besoin de preuve visible pour s'exprimer. La foi est d'abord et avant tout une affaire de cœur, d'intériorité et non de sensibilité. C'est dans le cœur que s'établit la véritable communion entre Dieu et les Hommes. Que notre solidarité se fasse toujours inventive et que notre foi s'exprime toujours dans la confiance totale en un Dieu invisible mais réel et au-delà de toute sensation physique. Dieu nous bénisse abondamment. Merveilleux dimanche de la miséricorde divine.

Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville

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