CONFERENCE: THÈME : L’ÉGLISE-COMMUNION : IMPORTANCE POUR BÂTIR UNE ÉGLISE SYNODALE.


THÈME : L’ÉGLISE-COMMUNION : IMPORTANCE POUR BÂTIR UNE ÉGLISE SYNODALE.

Bonjour Éminence
Frères et sœurs,
Notre Archevêque Monsieur le Cardinal Dogbo Ignace BESSI, dans sa lettre de convocation à la session de rentrée pastorale diocésaine, après avoir remercié le peuple de Dieu à Abidjan pour l’année pastorale écoulée, a conclu en ces termes, et je cite :
Je vous exhorte à vous mobiliser largement dans vos paroisses, communautés et mouvements et à prendre toutes les dispositions nécessaires pour être présents personnellement. Cette rencontre nous concerne tous, car elle engage la vitalité missionnaire de notre Eglise diocésaine.
Fin de citation

 


Le thème qui m’a été demandé de développer à savoir : L’ÉGLISE-COMMUNION : IMPORTANCE POUR BÂTIR UNE ÉGLISE SYNODALE, trouve sa noblesse et même son élégance, dans cette note solennelle de convocation puisqu’y sont décrits et les éléments structurants d’une Eglise communion qui permettent de bâtir une Eglise synodale à Abidjan. La convocation est écrite par le premier pasteur de l’Eglise du Christ à Abidjan. L’auteur ne s’en cache point. Il emploie le pronom personnel « Je » à la première personne du singulier. Il n’emploie pas le « nous » de modestie pour se confondre à tout le peuple, mais bien le « je » qui le situe pasteur du troupeau qui lui est confié. De sa personne hiérarchique voulue par le Christ Lui-même, Tête du Corps de l’Eglise, l’Archevêque interpelle chacun personnel en ce qui le concerne et qui lui est propre et invite tous les membres du Peuple de Dieu à Abidjan en ce qui les unit et qui leur impose de travailler ensemble pour la vitalité missionnaire de l’Eglise diocésaine.
En somme, reconnaît-il, l’Eglise-Communion comme identité et nature est importante pour bâtir une Eglise où tous s’unissent les uns aux autres dans un esprit fort de marcher ensemble, donc de synodalité. C’est de notre manière de connaître l’Eglise que dépend notre engagement pour la construire.
Pour traiter ce thème, je propose deux points : le premier va préciser succinctement la dynamique de l’Eglise-Communion et le second va exposer quelques idées essentielles sur la participation pouvant conduire à bâtir une Église synodale. Je me suis servi de mon livre de 138 pages écrit en 2023, intitulé : « Église, Mystère de Communion : lectures et Réflexions »


I. LA DYNAMIQUE DE L’ÉGLISE-COMMUNION

Nous n’allons pas refaire ici toute l’ecclésiologie de communion du Concile Vatican II et du document final sur la Synodalité.
Dans les évangiles, nous avons l’épisode de Jésus qui est accusé par les pharisiens de chasser les esprits mauvais par le doigt de Béelzéboul, le chef des démons. Connaissant leurs pensées ; la réponse de Jésus a été sans ambages. En Matthieu 12, 25 : « Tout royaume divisé contre lui-même devient un désert ; toute ville ou maison divisée contre elle-même sera incapable de tenir »
En Marc 3, 23-25 : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir »
En Luc 11, 17 : « Tout royaume divisé contre lui-même devient désert, ses maisons s’écroulent les unes sur les autres ».
Avant de passer de ce monde à son Père, ce désir d’unité voulu par Jésus Lui-même a été recommandé aux disciples qui ont mis leur foi en Lui.
« Qu’ils soient un en nous, eux aussi, pour que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17, 21).
Cette volonté d’unité qui doit habiter tous ceux qui croient en Jésus et forment la communauté ecclésiale trouve son fondement en la communion trinitaire, celle du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Nous n’allons pas ici refaire tout le dogme de la Sainte Trinité. Nous croyons en Dieu le Père, en Dieu le Fils, en Dieu Esprit-Saint.
Nous sommes baptisés au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. A chaque célébration eucharistique, nous sommes convoqués, rassemblés et renvoyés par Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu Esprit Saint (Cf. Lumen Gentium 2-4). Comme le stipule le document final sur la synodalité en son paragraphe 15 :
L’identité du peuple de Dieu découle du baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit. Elle se réalise comme un appel à la sainteté et un envoi en mission pour inviter tous les peuples à accueillir le don du salut (cf. Matthieu 28, 18-19). Ainsi, l’Église synodale missionnaire trouve sa source dans le baptême, par lequel le Christ nous revêt de lui-même (cf. Galates 3, 27) et nous fait renaître par l’Esprit (cf. Jean 3, 5-6) comme enfants de Dieu. Toute la vie chrétienne a sa source et son horizon dans le mystère de la Trinité, qui suscite en nous le dynamisme de la foi, de l’espérance et de la charité.
C’est cela l’Église : étendre la vie de Dieu à une multitude d’hommes et de femmes ; non des personnes qui s’efforcent d’imiter la manière de vivre de Dieu, mais qui accueillent la vie même de Dieu dans leur propre vie.
La Communion, la koinônia n’a sa source ni dans les exigences sociologiques de toute institution humaine ni dans de simples principes éthiques, mais dans la foi. L’Eglise est appelée à la communion, non pour s’enrichir d’un attribut supplémentaire, mais parce que la communion constitue l‘ « être » même de l’Eglise.
La communion s’impose donc comme un élément constitutif de la vie ecclésiale. En dépit des limites et du péché de l’institution, la source reste sans faille.
En adhérant à Jésus, nous, chrétiens, participons à la communion d’amour qui unit le Père et le Fils dans l’Esprit Saint. Nous sommes dès lors unis entre nous d’une façon telle que nous devenons pour le monde le signe par excellence de l’intervention eschatologique de Dieu, ainsi que de l’authenticité de la mission de Jésus. Unis dans le même esprit, nous pouvons dire avec confiance la prière que le Seigneur Jésus nous a enseignée : le Notre Père.
Nous sommes des frères dans le Fils Jésus par l’Esprit Saint. Et nous devons vivre comme il convient à des frères d’une même famille. Cela ne voudrait nullement dire que nous devons vivre comme des anges. Une communauté angélique n’existe pas.
Il n’y a qu’au cimetière où tout est tranquille. C’est pour cette raison que nous qui sommes encore sur la terre, nous nous donnons le vilain plaisir de nous déchirer sur le dos de nos parents qui nous ont quittés surtout pour la question d’héritage.
Les crises existeront et surgiront toujours. Il ne faut pas les provoquer bien sûr. Par contre, une communauté où les membres s’efforcent de surmonter les éventuelles crises en se souvenant de ce qui les unit et les consacre, fait l’expérience d’une communion qui trouve son fondement en Dieu. Notre communauté chrétienne diocésaine, paroissiale est une communauté de foi consacrée par la Parole de Vérité de Jésus-Christ.
De même que l’amour circule entre le Père, le Fils et l’Esprit Saint, de même aussi entre nous doit circuler l’amour. Sans notre foi en Jésus-Christ, il nous aurait été impossible de nous rencontrer, de nous connaître, de nous rassembler pour prier, pour célébrer l’Eucharistie et mener toute activité pastorale, une année pastorale diocésaine n’aurait jamais eu lieu.
Raison pour laquelle, dans la foi au Dieu Père, Fils et Esprit-Saint, Il nous faut donc produire entre nous des fruits de l’Esprit Saint que sont : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, fidélité, douceur et maîtrise de soi, et qui s’opposent à ceux de la chair à savoir : inconduite, impureté, débauche, idolâtrie, sorcellerie, haines, rivalité, jalousie, emportements, intrigues, divisions, sectarisme (cf. Galates 5, 19-20).

« Je vous donne un commandement nouveau : c’est de vous aimer les uns les autres. Comme je vous ai aimés, vous aussi aimez-vous les uns les autres. À ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres » (Jean 13, 35).
C’est le sens de la sincérité, de la vérité. C’est aussi le rejet de l’hypocrisie qui détruit tout, car fait parler dans le dos du frère, de la sœur. Lui-même Jésus nous a déjà tout dit : « Hypocrite ! Enlève d’abord la poutre de ton œil ; alors tu verras clair pour enlever la paille qui est dans l’œil de ton frère » (Matthieu 7, 3) ou encore : « Donc, lorsque tu vas présenter ton offrande à l’autel, si, là, tu te souviens que ton frère a quelque chose contre toi, laisse ton offrande, là, devant l’autel, va d’abord te réconcilier avec ton frère, et ensuite viens présenter ton offrande » (Matthieu 5, 24 ; Matthieu 7, 24). Ce passage a été proposé comme thème pour illuminer notre marche commune et fraternelle dans l’Archidiocèse d’Abidjan.
Voilà qui donne à la communion toute son ampleur : parce qu’elle est théologale, c’est-à-dire, parce qu’elle vient de Dieu, la communion ne connaît pas de frontières. C’est à la source que la communauté ecclésiale ne cesse de puiser le dynamisme qui la constitue. C’est à la source de l’Eglise-communion que nous, en tant que membres, pouvons bâtir ensemble l’Eglise.

II. DE LA PARTICIPATION POUR BÂTIR L’ÉGLISE SYNODALE

Notre session a un panel intitulé : « difficultés de collaboration et de communication entre les différentes composantes de l’Eglise » qui, certainement traitera   les différents modes de participation, les possibilités, les obstacles, les difficultés de communication, de collaboration.
Je me contenterai dans ces lignes de souligner l’importance de la participation en lien étroit avec l’Eglise-communion ou l’Eglise-Famille que nous formons. Bien évidemment, cet éclairage théologique pourrait servir à élucider les questions du panel.
La participation des chrétiens est fondée sur la réalité même du peuple de Dieu, comme communauté des chrétiens, égaux et solidaires dans l’œuvre commune.
Comme dans une entreprise qui intègre tous ceux qui y travaillent et qui veut que chaque employé soit concerné par le travail qui lui est confié sous la responsabilité des chefs de services, des directeurs, ainsi dans l’’Eglise comme institution organisée, tous les membres peuvent trouver leur place et accomplir une œuvre sous la houlette des pasteurs qui eux-mêmes doivent être conscients de travailler pour le bien et la mission de l’Eglise dont la Tête est le Christ.
Voilà toute la valeur de la synodalité, de la communion qui prône la participation de toutes et de tous à la vie de l'Église eu égard à leur dignité baptismale. Cette participation est vraiment nécessaire, importante, urgente.
Une chose est sure, la participation ne saurait s’accommoder à une assistance passive qui pourrait nous transformer en spectateurs et non en acteurs. Par exemple, on n’assiste pas à une messe, on y participe avec son corps et avec son esprit.
Tous les membres de l’assemblée « offrent la victime sans tache », non seulement par les mains du prêtre (Mediator Dei), mais encore ensemble « avec lui » (Cf. SacroSanctum Concilium, n° 48). « En rompant le pain eucharistique, nous recevons vraiment part au corps du Seigneur, et entrons en communion avec Lui, et en communion les uns avec les autres » (Lumen Gentium, 7). « Quand nous serons nourris de son Corps et de son Sang, et remplis de l’Esprit Saint, accorde-nous d’être un seul corps et un seul esprit dans le Christ », nous dit la Prière Eucharistique numéro III.
Il importe donc de prendre conscience que responsabilité, égalité, solidarité n’existent pas dans l’Eglise seulement parce qu’il s’agit là des composantes constitutives de tout peuple, du moins en régime démocratique, mais aussi et d’abord parce que ce peuple est fait d’hommes et de femmes que Dieu appelle à devenir ensemble, dans les liens de réciprocité et de destinée commune, un même peuple. La communion ne s’arrête donc pas à une dimension sociologique à résonance démocratique, elle s’enracine dans une convocation et une mission que ce peuple reçoit de Dieu et reçue dans la foi.
Aucun ministère ne fait disparaître la responsabilité de tous. Toute fonction ne se justifie qu’au service de l’ensemble. Bien plus, il s’établit entre tous les membres de la communauté une indépendance fondamentale, de telle sorte que chacun donne et reçoit tout à la fois, même s’il est très démuni (1 Corinthiens 12, 22). Ainsi, tel qui se situe du côté de « quelques-uns » pour une mission d’enseignement, se retrouvera du côté du tous, bénéficiaire de l’accueil (Romains 15,7).
La synodalité ne tue donc personne et n’affaiblit personne.
L’Eglise, étant l’œuvre de la Trinité Sainte, c’est sur l’Esprit Saint qu’elle s’appuie pour se construire et être dans le Christ, la Lumen Gentium, comme l’ont expérimenté les apôtres dans leur mission : « L’Esprit-Saint et nous-mêmes avons décidé » (Actes 15, 28).
De façon concrète, dans le diocèse d’Abidjan, la mise sur pied des Conseils Pastoraux diocésains et paroissiaux, du Conseil pour les affaires économiques, du conseil pour le laïcat, du conseil presbytéral, du collège des consulteurs, des aumôneries, de la pastorale sociale, caritative, de la péréquation pour les intentions des fidèles laïcs, les messes de requiem, des offrandes etc., permet aux membres de participer effectivement à la vie pastorale diocésaine. Toutes ces structures, par le canal spirituel commun du baptême, sans aucun esprit civil et politique de commandement, d’accaparement, d’orgueil, implique tous et contribue à bâtir l’Eglise. En somme, les lieux d’insertion ne manquent pas.
Ce sont des lieux d’échanges. Les décisions prises en ces instances concernent tout le monde, même si notre idée n’a pas été prise en compte. Nul ne peut donc rester inactif.
S’il est demandé une participation ecclésiale validée par les responsables compétents et par le sceau de l’Evêque, pour rendre l’Eglise diocésaine autonome, toute action personnelle concernant mon groupe, mon association, ma communauté, ma congrégation doit cesser pour s’orienter vers l’action pastorale ecclésiale, puisque notre marche commune est engagée pour construire l’Eglise diocésaine (cf. Document final sur la synodalité 93).
L’autonomie recherchée ne signifiera jamais isolement, séparation des autres, égoïsme, individualisme. Il ne doit venir à l’esprit d’aucun membre de l’Eglise-Famille d’Abidjan que la recherche de l’autonomie dans sa multiformité est une idolâtrie de l’argent, un asservissement.
La recherche de l’autonomie est la prise de conscience de notre identité commune de baptisés pour donner ensemble à notre Eglise-famille d’Abidjan, les moyens nécessaires pour accomplir sa mission et devenir pour tous, dans le Christ Jésus, la Lumen Gentium, la lumière des Nations.
Ce qui est recueilli et mis en commun doit servir à tous, doit être partagé à tous, ad intra comme ad extra et exige nécessairement l’engagement et la participation de tous.
En effet, la présence des divers conseils et comités dans l'Église d’Abidjan et dans les communautés paroissiales signifie bien que l'Église s'engage dans une nouvelle forme de gouvernement qui ne s'identifie pas comme tel à une démocratie, mais qui en emprunte cependant les composantes.
L’Eglise diocésaine rejoint ainsi les institutions de la société dans lesquelles on tient conseil, où on délibère ; elle peut même les dépasser si elle ne traite pas seulement d'organisation ou de gestion, mais davantage de pastorale et de mission. La mission de l’Eglise c’est d’évangéliser et elle doit se donner les moyens nécessaires pour y parvenir.
Voilà pourquoi cela exige la participation de tous ses membres sous l’autorité de l’Evêque dans le Diocèse et du Curé dans sa paroisse dans la fidélité à la vision pastorale et ecclésiale de l’Evêque.
Seule une vie ecclésiale de type vraiment synodal pourrait faire advenir une Église responsable en tous ses membres et faire disparaître tout pouvoir discriminant.
La vie ecclésiale impose que l'on se mette à l'écoute de tous pour discerner ce que l'Esprit dit à notre Eglise diocésaine ; la vie synodale signifie ou vise la participation de tous les membres à la mission de l'Église-communion. En d'autres mots, vivre en synodalité, c'est « faire route avec », « cheminer ensemble », ou «se rassembler pour une cause ». Ce n'est pas d'abord une technique de gouvernement ecclésial ou un modèle administratif organisationnel pour une prise de décision par délégation de pouvoir ; c'est essentiellement une réalité constitutive de l'Église ou une pratique de partage qui révèle le mystère de l'Église, Corps du Christ, Temple de l'Esprit Saint, Peuple de Dieu et sacrement pour le monde.
En nous engageant résolument dans toutes ces procédures d’action pastorale diocésaine qui aboutissent à des décisions, c’est pour favoriser la participation de tous (Evêque, Prêtres et fidèles laïcs).
Quant à la question de la consultation, de la compétence, de la formation, des prises de décisions, le panel prévu pourrait en donner quelques pistes de réflexion et d’action.
On l’a toujours dit la diversité des services est une grande richesse que nul ne saurait négliger.
Le document final sur la Synodalité au paragraphe 32 nous le signifie en ces termes :
En valorisant tous les charismes et ministères, la synodalité permet au peuple de Dieu d’annoncer l’Évangile et de lui rendre témoignage devant les femmes et les hommes de tous lieux et de tous temps, devenant ainsi « sacrement visible » (Lumen Gentium 9) de la fraternité et de l'unité dans le Christ voulues par Dieu. La synodalité et la mission sont intimement liées : la mission éclaire la synodalité et la synodalité pousse à la mission.
La diversité doit toujours être réconciliée avec l’aide de l’Esprit Saint ; lui seul peut susciter la diversité, la pluralité, la multiplicité et, en même temps, réaliser l’unité.
En revanche, quand c’est nous qui prétendons être la diversité et que nous nous enfermons dans nos particularismes, dans nos exclusivismes, nous provoquons la division ; d’autre part, quand c’est nous qui voulons construire l’unité avec nos plans humains, nous finissons par imposer l’uniformité, l’homologation. Ceci n’aide pas à la mission de l’Église.
L’Esprit Saint enrichit toute l’Église qui évangélise aussi par divers charismes. Ce sont des dons pour renouveler et édifier l’Église. Ils ne sont pas un patrimoine fermé, livré à un groupe pour qu’il le garde ; il s’agit plutôt de cadeaux de l’Esprit intégrés au corps ecclésial, attirés vers le centre qui est le Christ, d’où ils partent en une impulsion évangélisatrice.
Un signe clair de l’authenticité d’un charisme est son ecclésialité, sa capacité de s’intégrer harmonieusement dans la vie du peuple saint de Dieu, pour le bien de tous.
Plus un charisme tournera son regard vers le cœur de l’Évangile plus son exercice sera ecclésial. Même si cela coûte, c’est dans la communion qu’un charisme se révèle authentiquement et mystérieusement fécond. Si elle vit ce défi, l’Église peut être un modèle pour la paix dans le monde.
Nous vivons tous au sein de l’Eglise, évêque, prêtres, fidèles laïcs. Il ne doit venir à l’esprit de personne que la synodalité a pour objet d’opposer la hiérarchie et les fidèles laïcs.
Au contraire, il nous est demandé de nous exercer ensemble dans un art symphonique, en une composition qui nous unit tous au service de la miséricorde de Dieu, selon les différents ministères et charismes que l’évêque a la tâche de reconnaître et de promouvoir.
Un objectif majeur guide l’effort commun : construire le Corps du Christ, construire l’Eglise-famille qui est à Abidjan.
- Ephésiens 4, 12 : De cette manière, les fidèles sont organisés pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ ;
- 1 Pierre 4, 10 : Ce que chacun de vous a reçu comme don de la grâce, mettez-le au service des autres, en bons gérants de la grâce de Dieu qui est si diverse :

CONCLUSION
En guise de conclusion, je dirai par l’affirmative que l’Eglise-Communion est importante pour bâtir l’Eglise synodale.
Ne nous laissons pas voler l’idéal de l’amour fraternel !

Révérend Père DJRO Djro Basile
Paroisse Sainte Cécile du Vallon
Curé

 

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