5 août 2025 mardi, 18ème Semaine du Temps Ordinaire — Année Impaire Dédicace de la Basilique Sainte-Marie Majeure Mémoire facultative
Mt 14, 22-36 Les premiers versets de l’évangile du jour dessinent le cadre et viennent séparer les protagonistes. Jésus oblige ses disciples à embarquer sans lui. De même les foules sont renvoyées à leur domicile.
Chacun est placé dans un cadre très différent : la mer pour les disciples, la terre pour les foules, la montagne pour Jésus. Il y a ici comme une dispersion, qui ne sera que temporaire : les disciples devant le précéder sur l’autre rive, où nous attendent d’autres foules. La montagne représente ici le lieu biblique de la rencontre avec Dieu, comme ce fut le cas pour Moïse (Ex 19) ou Élie (1R 19). Elle manifeste ce lien singulier qui unit Jésus à son Père. Il est à l’écart, seul pour le prier… Et la nuit vient… C’est à ce moment qu’Il manifeste sa divinité …Jésus marche sur la mer et se manifeste à eux. Loin de les rassurer, cette vision génère encore plus de peur. Leur remarque ‘C’est un fantôme’ exprime leur désespérance : est-ce la mort et le shéol qui viennent à eux ? Leur combat est-il perdu ?
Par cette marche sur les eaux, Matthieu entend montrer que le Christ demeure présent à ses disciples. Il vient à eux, sans attendre qu’ils le rejoignent, au milieu de cette mer toujours démontée. Plus que sa présence, c’est sa parole qui retentit comme un appel à l’espérance…
Père Hippolyte AGNIGORI,
Curé de St Jean-Paul II de Angré



