Meditation du 05 janvier 2026.
Lorsque Jésus apprend l’arrestation de Jean, il ne se retire pas par peur : il se déplace pour accomplir l’Écriture. En s’établissant à Capharnaüm, « pays de l’ombre », il devient la lumière annoncée par Isaïe, celle qui se lève précisément là où l’homme ne voit plus d’issue. L’Évangile nous montre ainsi que Dieu ne fuit pas les zones obscures de nos vies : il y entre pour les illuminer. La première parole de Jésus est un appel : « Convertissez‑vous, car le Royaume des Cieux est tout proche ». La conversion n’est pas d’abord un effort moral, mais l’ouverture du cœur à une proximité : Dieu s’approche, Dieu visite, Dieu relève. Et cette proximité se manifeste dans les gestes de Jésus : il enseigne, il guérit, il libère. Là où il passe, les foules accourent, non par curiosité, mais parce qu’elles reconnaissent en lui une présence qui restaure l’homme tout entier. Aujourd’hui encore, le Christ vient dans nos Capharnaüm intérieurs : nos fatigues, nos obscurités, nos blessures. Il ne demande qu’une chose : que nous laissions sa lumière entrer. Alors le Royaume se fait proche, non comme une idée, mais comme une vie nouvelle qui commence...
P.Hippolyte AGNIGORI



