Méditation du 17 mars 2026.
Frères et sœurs,au bord de la piscine de Béthesda, Jésus rencontre un homme paralysé depuis trente-huit ans. Trente-huit ans d'attente. Trente-huit ans d'espoir toujours différé.
Jésus lui pose une question qui peut surprendre : « Veux-tu guérir ? » Non pas : « Peux-tu ? » — mais : « Veux-tu ? » Car Dieu ne s'impose jamais. Il propose. Il attend notre consentement.
L'homme répond par une plainte : « Je n'ai personne pour me plonger dans la piscine. » Il cherche un intermédiaire. Il attend le bon moment, le bon ange, la bonne occasion. Et pendant ce temps, la vie passe.
Jésus court-circuite tout cela. Il n'attend pas l'eau, il n'attend pas l'ange. Il dit simplement : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Et l'homme se lève. La Parole seule suffit — souveraine, agissante, créatrice.
Frères et sœurs, nous sommes souvent cet homme. Nous attendons que les conditions soient réunies pour nous convertir, pour pardonner, pour nous relever. Mais le Christ passe aujourd'hui et nous pose la même question décisive : Veux-tu guérir ?
Ne répondons pas par une plainte. Répondons par un acte de foi. La guérison ne viendra pas de la piscine — elle vient de Lui…
P. Hippolyte AGNIGORI
