Méditation du 09 avril 2026.

 

 

 

 Les disciples sont encore bouleversés par les récits des femmes et d'Emmaüs, quand Jésus lui-même se tient au milieu d'eux. Leur réaction est immédiate : la peur, la stupeur, le doute. Ils croient voir un esprit. C'est la réaction naturelle de tout cœur humain face à l'impossible.
Mais Jésus ne condamne pas leur trouble. Il l'accueille. Il se montre, il se fait toucher, il mange devant eux. Dieu ne demande pas une foi aveugle ; il s'offre à nos sens, à nos questions, à notre lenteur à croire.
Il y a une immense tendresse dans ce geste : montrer ses mains blessées. Le Ressuscité ne cache pas ses plaies. Il les porte glorieusement. Nos propres blessures ne sont pas des obstacles à la rencontre avec lui — elles en sont parfois le lieu même.
Ensuite, Jésus ouvre leur intelligence à la compréhension des Écritures. La foi pascale
Ensuite, Jésus ouvre leur intelligence à la compréhension des Écritures. La foi pascale n'est pas une émotion passagère. Elle s'enracine dans la Parole, dans la continuité d'une histoire de salut. Tout ce que Moïse, les prophètes et les psaumes annonçaient trouve ici son accomplissement.
Et enfin, il les envoie : « Vous êtes témoins de tout cela. » La rencontre avec le Ressuscité ne se referme pas sur elle-même. Elle débouche toujours sur une mission. Nous sommes, nous aussi, appelés à être témoins — non d'une idée, mais d'une Présence vivante…

P. Hippolyte AGNIGORI

 

 

 

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