Méditation du 08 juillet 2026.
Frères et sœurs ,
Arrêtons-nous sur un détail que l’on franchit trop vite : avant d’envoyer les Douze, Jésus les nomme. Un à un. Simon, André, Jacques, Jean… jusqu’à Matthieu le publicain et Judas, celui-là même qui le livrera. L’Évangile ne les fond pas dans une foule anonyme ; il inscrit chaque nom. Car Dieu n’appelle jamais « en général » : il appelle quelqu’un, toi, moi, par notre nom propre, avec notre histoire et nos blessures.
Et regardons qui il choisit. Non pas des saints déjà accomplis, non pas des irréprochables : un collecteur d’impôts méprisé, un zélote au tempérament ardent, un homme qui trahira. Voilà notre consolation et notre appel : Dieu ne se sert pas de nos perfections, mais de notre disponibilité. Il ne recrute pas les dignes ; c’est en appelant qu’il rend dignes. Si tu attends d’être parfait pour répondre, tu n’entendras jamais l’appel.
Enfin, remarquons l’ordre des choses. Jésus donne d’abord — « il leur donna le pouvoir » — et ensuite il envoie. La mission n’est pas un fardeau que nous portons seuls à la force du poignet ; elle est d’abord un don reçu. Nous n’annonçons pas notre parole, mais la sienne ; nous ne guérissons pas par nos mains, mais par les siennes.
Alors la question de ce matin est simple : le Royaume est « tout proche » — assez proche pour passer par toi aujourd’hui. Sauras-tu, là où tu vis, dans ta famille, ton travail, tes rencontres, faire un geste, dire une parole qui rende Dieu un peu plus proche de celui qui l’a oublié ?
Que le Seigneur, qui nous appelle par notre nom, nous trouve disponibles.
Amen.
