погода Донецке
купить регистратор

Meditation du 18 Juillet 2026.

 

 

 

 « Le roseau froissé, il ne le brisera pas » (Mt 12, 20)
Frères et sœurs,

Au moment même où les pharisiens tiennent conseil pour le faire périr, Jésus se retire. Non par lâcheté, mais par royauté. Le Fort ne répond pas à la violence par la violence. Voilà déjà une parole forte pour nous : la vraie puissance ne crie pas.

Écoutez le portrait qu'Isaïe trace du Serviteur, et que Matthieu applique au Christ : « Il ne cherchera pas querelle, il ne criera pas, on n'entendra pas sa voix sur les places. » Notre monde hurle. Il croit que la vérité est à celui qui parle le plus fort. Le Christ, lui, guérit en silence et défend qu'on le proclame. Sa force ne fait pas de bruit — elle fait du bien.

Et puis vient la parole qui devrait nous bouleverser : « Le roseau froissé, il ne le brisera pas ; la mèche qui fume encore, il ne l'éteindra pas. »

Le roseau froissé, c'est toi. C'est moi. Ce sont nos vies pliées par l'épreuve, nos convictions qui vacillent, nos amours abîmées. La mèche qui fume, c'est cette petite flamme de foi qui ne brûle presque plus, mais qui n'est pas morte. Les hommes, eux, achèvent ce qui est faible. Ils cassent le roseau déjà courbé, ils soufflent sur la mèche mourante. Le Christ fait l'inverse. Il ne casse pas ce qui est fragile : il le relève. Il n'éteint pas ce qui vacille : il le rallume.

Voilà notre Dieu. Un Dieu qui ne piétine jamais un blessé. Un Dieu qui parie sur nos cendres. Un Dieu qui, « jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice », ne renoncera pas à toi.

Alors ne désespère jamais de ta petite flamme. Et surtout : deviens, pour les autres, quelqu'un qui ne brise pas les roseaux froissés.

Amen.

P.Hippolyte AGNIGORI

 

 

 

Imprimer

женский журнал
cправочник лекарств