Méditation du Vendredi 14 août — S. Maximilien-Marie Kolbe, prêtre et martyr — Mt 19, 3-12
Les pharisiens interrogent Jésus sur les motifs légitimes de rompre ; lui les ramène « au commencement », à ce que Dieu a uni. Leur question portait sur la sortie ; sa réponse porte sur le don. Et quand les disciples s'effraient d'une telle exigence, il ouvre plus loin encore : certains renoncent même au mariage à cause du Royaume. Dans les deux cas, une même logique — une vie donnée sans clause de retrait, et la « dureté du cœur » comme seul véritable obstacle.
C'est exactement ce que le père Kolbe a signé de son sang, ce jour d'août 1941. Il avait choisi le célibat pour le Royaume ; il est mort au bunker de la faim à la place d'un homme qui pleurait sa femme et ses enfants. Sa vie donnée est venue protéger une famille. Il n'y a pas deux amours, l'un pour les époux et l'autre pour les consacrés : il n'y en a qu'un, qui va jusqu'au bout.
P. Hippolyte AGNIGORI



