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CATHEDRALE SAINT ABIDJAN, LE CARDINAL JEAN – PIERRE KUTWA A PRESIDE LA MESSE DE PAQUES 2022

Ce dimanche 17 avril 2022, son éminence Jean-Pierre cardinal KUTWA a présidé la messe de pâques dans sa cathédrale.

A la fin de la messe un conseiller lui a adressé un mot.

 

HOMELIE DU CARDINAL JEAN PIERRE KUTWà ARCHEVEQUE METROPOLITAIN D’ABIDJAN A L’OCCASION DE LA MESSE DU JOUR DE PÂQUES 

 Cathédrale Saint Paul du Plateau
Abidjan le 17 avril 2022

Chant : Victoire, victoire, victoire, Christ est sorti vivant du tombeau (2) Il est vivant, comme il l’a prédit ! Allez en Galilée, c’est là que vous le verrez…

 

Révérend Père Henri N’DIMON, Curé de la cathédrale

Révérends Pères,
Révérendes sœurs,
chers frères et sœurs,

L’histoire semblait s’être arrêtée avec la mort de Jésus en ce vendredi saint : les espoirs ont été douché par le plan macabre concocté contre le Fils de Dieu venu pourtant apporter le salut aux genre humain ! Ils avaient cru évacuer ainsi de notre monde, son Créateur ! Malheureusement, tout laissait croire que Dieu avait abandonné notre monde à son sort et que l’histoire finissait sur un échec. La Lumière s’était éteinte en cette douloureuse nuit de la Passion et comme pour éviter qu’elle brille à nouveau, une lourde pierre avait scellé la porte du tombeau. Espoirs perdus ?

Non! Voici que le premier jour de la semaine nous découvre un jour vraiment nouveau, irradié par la lumière éclatante de la Résurrection : la pierre, ce sentiment de fausse assurance et de victoire brûle, est roulée loin du tombeau et avec elle la chape de plomb qui était descendue sur notre monde !

Non! l’histoire ne pouvait finir de la sorte et sur un échec ! La vraie victoire, c’est celle de la Lumière a jailli en ce matin, repoussant loin derrière elle, les ténèbres des complots ourdis, des jugements hâtifs, du mensonge organisé, de la trahison, de la couardise ! Un jour nouveau venait de se lever, une aube nouvelle s’offrait désormais au monde que Dieu ne saurait abandonner ! La véritable victoire venait ainsi d’éclater ! Christ est sorti vivant et victorieux du tombeau, comme Il l’avait promis ! Oui, nous avons raison de chanter !

Chant : … La mort a été engloutie par la Vie, oo mort, où est donc ta victoire ? Victoire…

Deux idées fortes se dégagent de ce chant : d’abord la victoire de Jésus sur la mort et toutes les formes ainsi que toutes les forces de mort. Ensuite la promesse qu’il a faite à ses disciples et dont sa résurrection peut être considérée comme la confirmation, le sceau et qui a valeur de testament pour les chrétiens d’aujourd’hui que nous sommes.

I-           La victoire de Jésus : leçons pour notre monde d’aujourd’hui.

Révérends pères,

frères et sœurs,

Assurément, les événements de l’Incarnation du Fils de Dieu ainsi que sa naissance dans notre monde, tout en constituant un tournant majeur dans l’histoire de notre humanité, n’ont pas été sans leurs lots d’incompréhensions aux conséquences à la fois dramatiques et tragiques en interrogeant la conscience des concitoyens de Jésus : comment en effet, un homme, un simple mortel, venu de Bethléem, cette ville où l’on disait que rien de bon ne pouvait en sortir, peut-il prétendre être Dieu ?

Depuis Hérode avec le massacre des enfants innocents, en passant par les accusations de tous genres, le reniement de Pierre et la trahison de Judas, son sort semblait déjà scellé et la mort, inéluctable, devrait en être la boucle finale pour que la vie reprenne son cours normal. Mais le Christ va sortir victorieux de tout cela au matin de Pâques : Marie Madeleine, Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait en font l’expérience ! Oui, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

Cette résurrection de Jésus, cette victoire nous enseigne avant tout que la mort, le plus grand ennemi de l’homme, ne sera jamais le fin mot de notre histoire ! Ensuite, Jésus victorieux de la mort est également victorieux de toutes les formes d’intrigues malveillantes. Cela devrait pouvoir nous inviter, non seulement à nous départir de ce genre de comportement, mais aussi et surtout à refuser de toutes nos forces ces intrigues malveillantes qui gangrènent nos sociétés.

Ce n’est un secret pour personne de voir des intrigues se nouer pour se faire une place au soleil ; mais à quel prix finalement ? Peut-on être véritablement heureux, quand pour atteindre ses objectifs, l’on se croit dans l’obligation de présenter l’autre, son frère, sa sœur, sous son mauvais jour ? Que gagnons-nous en fait : un frère ou un ennemi ? il est temps que nous comprenions que la victoire de Jésus que nous célébrons en ce jour n’est pas une revanche !

Dites-moi ! quel goût ont nos victoires à nous quand notre adversaire d’un jour devient l’objet de tous les abaissements et de toutes les humiliations possibles ? Où a-t-on appris que Jésus s’est vengé de Pilate, Hérode, des grands prêtres et autres pharisiens et scribes dès après sa résurrection d’entre les morts ? Comment, chrétiens, nous laissons-nous rejoindre et impactés par cette victoire de Jésus ? Si nous voulons répondre à notre vocation d’être sel de la terre et lumière du monde à la suite du Christ, c’est bien à nous de révéler le vrai sens de nos victoires à ceux que le Seigneur met sur les chemins de nos vies.

Enfin, la victoire de Jésus est aussi une victoire sur ses désirs personnels pour faire la volonté de Dieu : souvenons-nous de ses paroles dans son ultime prière à Gethsémani : ‘‘mon Père, s’il est possible, éloigne de moi cette coupe. Toutefois, non pas comme je veux, mais comme tu veux’’ (Mt 26, 39). Nous aussi, nous devons pouvoir être capables de discerner tout ce qui dans nos désirs personnels est volonté de Dieu. La mort et la résurrection du Christ nous inclinent vivement à cela. Après quarante jours de carême, quel état des lieux pouvons-nous dresser ? Avons-nous compris l’invitation finale à mourir nous aussi, pour être victorieux à la manière du Christ ?


II- Pâques : invitation à faire acte de foi

Révérends pères,

Frères et sœurs,

Nous avons chanté qu’Il est vivant, comme Il l’a prédit. Oui Jésus tient toujours ses promesses et c’est bien ce que nous faisait remarquer l’an dernier le Pape François à l’occasion de la fête de Pâques : ‘‘l’annonce de Pâques ne montre pas un mirage, elle ne révèle pas une formule magique, elle n’indique pas une échappatoire face à la situation difficile que nous traversons… elle renferme en quelques mots un événement qui donne l’espérance qui ne déçoit pas : “Jésus, le crucifié, est ressuscité”. Elle ne nous parle pas d’anges ou de fantômes, mais d’un homme, un homme en chair et en os, avec un visage et un nom : Jésus. L’Evangile atteste que ce Jésus, crucifié sous Ponce Pilate pour avoir dit qu’il est le Christ, le Fils de Dieu, est ressuscité le troisième jour, selon les Ecritures et comme il l’avait prédit à ses disciples.’’       

Oui Jésus tient toujours ses promesses et cela est une invitation à Lui faire confiance, encore et toujours, car Il ne peut ni se tromper, ni nous tromper, comme nous le récitons dans l’acte de foi. La véritable question qui se pose à nous est celle de savoir si nous avons assez confiance en Lui Jésus, au point d’engager toute notre vie à sa suite ? C’est trop souvent que nous refusons le chemin qu’il nous propose pour engager nos vies sur des chemins qui finissent généralement en impasses.

Comme vous le savez certainement, les espoirs déçus pour n’avoir pas su miser sur le bon cheval, les trahisons, même des personnes auxquelles nous avions entièrement confiance, sont le lot de bon nombre de nos frères et sœurs. Cela appelle au discernement quant aux promesses qui nous sont faites à longueur de journées et particulièrement par les soi-disant hommes de dieu, proposant monts et merveilles, oublieux de ce que la croix de Jésus est salvatrice pour qui sait porter sa croix à lui, en ayant les yeux rivés sur le Christ, vainqueur du Mal et de la mort.

On peut légitimement aussi se poser la question de savoir comment cela se fait-il que les effets des promesses de Jésus ne se ressentent-ils pas dans nos vies ? Ne sommes-nous pas comme ces foules enthousiastes qui le suivaient parce qu’elles ont vu des miracles, obtenues de Lui un morceau de pain, oubliant qu’Il était venu pour satisfaire avant tout nos faims et nos soifs de Dieu ? Avons-nous conscience que la vie toute entière de Jésus est un enseignement pour nous et qu’elle doit nous apprendre comment vivre unis au Père dans nos moments d’épreuve ? Comprenons-nous, qu’après le vendredi saint, c’est Pâques ! Toujours Pâques, aube nouvelle, grande espérance pour notre humanité et qu’il ne faut pas désespérer ?

Il me plaît de citer encore le Pape François :  ‘‘le Christ ressuscité est espérance pour tous ceux qui souffrent encore à cause de la pandémie, pour les malades et pour ceux qui ont perdu une personne chère. Que le Seigneur les soutienne. Le Crucifié ressuscité est un réconfort pour ceux qui ont perdu leur travail ou traversent de graves difficultés économiques et qui sont privés de protections sociales adéquates. Que le Seigneur inspire l’action des autorités publiques afin qu’à tous, en particulier aux familles les plus nécessiteuses, soient offertes les aides nécessaires à une subsistance suffisante…

Parmi les multiples difficultés que nous traversons, n’oublions jamais que nous sommes guéris par les blessures du Christ. A la lumière du Ressuscité, nos souffrances sont transfigurées. Là où il y avait mort, il y a maintenant vie, là où il y avait deuil, il y a maintenant consolation. En étreignant la Croix, Jésus a donné un sens à nos souffrances et maintenant prions pour que les effets bénéfiques de cette guérison s’étendent à travers le monde entier.’’ Fin de citation. 

Pour que les effets bénéfiques de cette guérison s’étendent à travers le monde entier, il nous faut comprendre que la résurrection de Jésus, avec l’espérance qu’elle porte en elle, est une invitation à faire acte de foi encore et toujours ! Désormais, il s’agit pour nous de croire, même quand le ciel est noir et sombre ; croire alors que tout semble fermé ; croire que Celui en qui nous avons mis notre espérance ne déçoit jamais ceux qui savent puiser profond dans la confiance en sa personne ; croire qu’avec le Ressuscité de Pâques, l’espérance d’une aube nouvelle est promise à tous !

Je souhaite à tous une joyeuse, sainte et sereine fête de Pâques ! Bonne fête à tous ceux qui portent les prénoms de Pascal, de Pascaline !

 

+ Jean Pierre Cardinal KUTWÃ

Archevêque Métropolitain d’Abidjan

 

ALLOCUTION DU VICE PRESIDENT DU CONSEILLE

Vous m’avez demandé de porter notre message de ce jour à l’endroit de son éminence Jean-Pierre cardinal KUTWA, en ce jour de Pâques. En notre nom à tous, je voudrais donc me tourner vers son éminence .

Eminence Jean-Pierre cardinal KUTWA, par ma voix, toute la communauté paroissiale de saint Paul vous souhaite UNE JOYEUSE FETE DE PAQUES.

En effet, il est de tradition que vous passiez le dimanche de Pâques avec nous en commençant par la célébration Eucharistique pour ensuite s’achever par un partage autour d’un déjeuner où en toute simplicité, en toute humanité, vous nous transmettez votre amour et votre bonne humeur.

Oui, Eminence, vous nous faites vivre pleinement Pâques, vous nous faites vivre la Résurrection du Christ par votre présence à ces deux occasions.

Cette année encore, vous êtes, parmi nous. Nous rendons gloire à notre Seigneur pour cette grâce.

Nous formulons pour vous, dans nos prières, auprès de Notre Seigneur, des vœux de santé, pour mener à bien votre sacerdoce.

Que notre Seigneur soit votre soutien.

Afin de vous marquer leur filiale affection, tous les paroissiens, avec à leur tête le curé, voudrait marquer cette occasion en vous offrant un petit présent.

Ce présent est porté par la famille ANAKY qui représente toutes les familles de notre paroisse. Recevez-le comme marque d’affection et de reconnaissance de vos enfants que nous somme à leur père.

Encore une fois, JOYEUSE FETE DE PÂQUES CHER ARCHEVEQUE.

 

M. GONGBE Douo Macaire, 2ème vice-président du conseille