Lundi 04 mai 2026, 5e Semaine du Temps Pascal. Année A. Année Paire. Férie. Couleur liturgique : Blanc
Textes
Actes des Apôtres 14, 5-18 ; Psaume 113B (115), 1-2, 3-4, 15-16; Jean 14, 21-26
Dans Actes 14, 5-8 a lieu la guérison miraculeuse d'un homme paralysé. Ce qui déclenche la guérison de l'homme paralysé, c'est sa foi: " Cet homme écoutait les paroles de Paul. Celui-ci le fixa du regard et vit qu’il avait la foi pour être sauvé. Alors il lui dit d’une voix forte : « Lève-toi, tiens-toi droit sur tes pieds. » L’homme se dressa d’un bond : il marchait. ". Sa foi est suscitée par les paroles de Paul, sa prédication de la Bonne Nouvelle. Il n'y a pas de foi qui vient de nulle part. La foi découle de la Bonne Nouvelle reçue, vécue et annoncée avec conviction et assurance. Pour que la Parole de Dieu s'incarne dans le cœur des auditeurs, il faudrait qu'elle se soit d'abord incarnée dans le cœur de celui qui l'annonce. De plus, on remarque un fait qui doit nous interpeller et nous interroger sérieusement. Il s'agit de l'attitude de Paul et Barnabé face à la foule qui voulait les vénérer voire les déifier ( les prendre pour des divinités). Paul et Barnabé s'y opposent vivement et ils font de Jésus Christ l'auteur du miracle constaté. En effet, les Apôtres ne réclament absolument rien : ni reconnaissance personnelle, ni adulation, ni offrande, ni garde de corps, ni publicité. Est-ce notre cas dans l'exercice des charismes et dons que nous avons reçus de Dieu ? N'en profitons-nous pas pour notre propre publicité, nos propres intérêts, notre propre gloriole derrière une humilité de façade ou une fausse humilité ? La fausse humilité est un orgueil déguisé, sournois et subtile. Parfois, nous voulons nous approprier la gloire de Dieu parce que les gens nous admirent. C'est une forme d'idolâtrie. Parfois nous voulons briller plus que Jésus lui-même. Or toute lumière devant le Soleil n'est que l'ombre d'elle-même. Notre pseudo lumière devant la véritable Lumière qu'est le Christ n'est que ombre, factice, illusion et sans éclat. Dans Jean 14, 21-26, Jésus nous donne le vrai critère de notre amour pour lui: garder ses commandements. Que signifie garder les commandements du Seigneur ? Garder les commandements du Seigneur signifie les connaître, les accueillir dans son cœur et les mettre en pratique. Il ne suffit pas de les connaître, il faudrait en vivre concrètement car les commandements du Seigneur demeurent la boussole de notre vie et ils réalisent la parfaite communion avec Dieu : " « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure.»" Cependant, pour y arriver, car ce n'est pas facile ni toujours évident à cause de nos faiblesses humaines, Jésus nous promet le don du Saint-Esprit. C'est lui qui nous aidera à mieux comprendre et à mieux vivre les commandements du Seigneur. Restons toujours fidèles au Seigneur et à sa Parole. Dieu nous bénisse abondamment. Riche semaine en grâce divine.
Père Sylvain KOUASSI, Paroisse Saint Augustin de Bingerville



